mercredi 23 mai 2007

La politique de l'Afrique du Sud


Le gouvernement sud-africain est parlementaire, mais les fonctions de chef du gouvernement et de chef de l'État se confondent sous le titre de Président de la République d'Afrique du Sud.

Le président est élu à une session conjointe du parlement bicaméral, composé de l'Assemblée nationale et du Conseil national des Provinces (NCoP).

Les 400 membres de l'Assemblée nationale sont élus par scrutin proportionnel. Le NCoP, qui a remplacé le Sénat en 1997, est composé de 90 membres représentant les neuf provinces et les métropoles.

Chaque province est dotée d'une Législature Provinciale unicamérale, et d'un Conseil Exécutif présidé par un premier ministre (premier en anglais et en afrikaans). Les provinces sont moins autonomes que celles, par exemple, du Canada ou que les États aux États-Unis. Il s'agit alors d'un système fédéral modéré. L'État compte 11 langues officielles.

Depuis la fin de l'apartheid, l'ANC n'a cessé d'augmenter sa domination politique. Cependant, l'opposition reste vivace bien que diminuée, et on estime ordinairement que l'Afrique du Sud est l'État le plus démocratique d'Afrique. Sa constitution est par exemple l'une des plus généreuses du monde du point de vue des droits de l'homme.

Le gouvernement doit résoudre le problème des violences qui touchent les campagnes du pays : la réforme agraire impose la redistribution des terres aux Noirs et les fermiers afrikaners doivent souvent vendre leurs exploitations au gouvernement, ce qui suscite des résistances. Ces fermiers, au nombre de 35 000 environ, sont parfois attaqués par des bandes organisées et certains s'inscrivent à des stages commandos pour pallier le manque d'aide du gouvernement. Plusieurs partis d'extrême droite continuent de recruter au sein d'une frange de cette population qui se sent délaissée.

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