jeudi 24 mai 2007

La population des États-Unis


En juillet 2003, la population des Etats-Unis était estimée à près de 290 millions d'habitants. La Californie est a plus de 35 millions d'habitants, ce qui le situe à la première position, suivi du Texas (22 millions) et l'Etat de New York (19 millions).Pour ce qui est des états les moins peuplés le Midwest et l'Alaska remportent le prix.

L’accroissement de la population était de 1% sur un an, résultat conjugué de l’accroissement naturel pour 55% et des mouvements d’immigration pour 45%.

Les personnes de couleurs blanches représentent 68% de la population, et les hispaniques, 13 %, 12% d'afro-américains, près de 4% d'asiatiques et un peu moins de 1% d'amérindiens.

On dénonbrais près de 6 millions d'immigrants clandestins. Les Américains nés à l'étranger représentent 12% de la population totale.

La moyenne d’âge aux Etats-Unis est de 35,9 ans avec une pyramide des âges ainsi répartie :
- 65 ans et plus : 12 %
- 45-64 ans : 24 %
- 25/44 ans : 29 %
- 18-24 ans : 9 %
- moins de 18 nas : 26 %

mercredi 23 mai 2007

L'histoire du Cap-Vert


Les îles du Cap-Vert restèrent inhabitées jusqu'à l'arrivée des explorateurs portugais en 1456 et à la fondation de Ribeira Grande en 1462 sur l'île de Santiago. Colonie portugaise jusqu'en 1975, l'histoire du Cap-Vert est marquée par deux périodes de prospérité, au XVIIe siècle grâce au commerce des esclaves, puis à la fin du XIXe siècle qui vit l'ouverture des lignes transatlantiques. Entre deux, les sécheresses chroniques dues à la déforestation provoquèrent des famines, accentuées par l'absence d'aide alimentaire.

À partir de 1956, les indépendantistes du Cap-Vert et de la Guinée-Bissau, autre possession portugaise en Afrique de l'ouest, s'allient pour former le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée-Bissau et des îles du Cap-Vert (PAIGC). La Guinée-Bissau obtiendra son indépendance en 1974, le Cap-Vert l'année suivante. Il était alors question d'une unité entre les deux pays, projet avorté par le coup d'État en Guinée-Bissau de 1980. Le Cap-Vert vécut sous un régime communiste jusqu'en 1990, avec le Parti africain pour l'indépendance du Cap-Vert (PAICV) pour unique parti. Le pays s'ouvrit au multipartisme après la chute de l'URSS.

L'économie du Cameroun


Le Cameroun dispose de nombreux atouts : ressources agricoles (bananes, cacao, café, coton) et forestières, pétrole. Son PIB (4 793 Mds de FCFA au total et par habitant : 250 000 FCFA) représente la moitié de celui de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC), ce qui lui confère une place importante au niveau régional.

De 1965 à 1985, le Cameroun a connu une croissance soutenue. La situation économique s'est ensuite fortement dégradée jusqu'à la dévaluation, en janvier 1994 du franc CFA. Après une décennie de récession caractérisée par une forte baisse du PIB (-30% entre 1985 et 1993) et une chute de 40% de la consommation par habitant, le Cameroun a renoué avec la croissance économique depuis 1994 et on peut donc espérer une amélioration de sa situation.

En 1995, la population active se répartissait comme suit : 80% dans le secteur primaire, 13% dans le secondaire et seulement 7% dans le tertiaire.

Il faut de plus savoir que 75% de la main-d'œuvre urbaine travaille dans le secteur informel (secteur du travail non déclaré et donc en principe à faibles revenus) et 6 ménages sur 10 tirent au moins une partie de leurs revenus du secteur informel. Cette importance du secteur informel croît de plus en plus depuis la crise économique et tente ainsi de remédier partiellement au problème du chômage (20% de la population en 1995, 30% en 2003).

Ressources naturelles : pétrole, bauxite, fer, bois, houille blanche

Faute d'infrastructures et de volonté politique, le tourisme reste sous-développé. Le Cameroun n'est pas reconnu comme « destination touristique » par l'organisation mondiale du tourisme (seuil de 500.000 touristes par an).

L'histoire du Cambodge


Ancien protectorat français intégré à l'Indochine française, le Cambodge a obtenu son indépendance le 9 novembre 1953, à la fin de la guerre d'Indochine. Devenu une monarchie constitutionnelle (depuis 1947) dirigée par le roi Norodom Sihanouk, le pays affiche une politique de neutralité en ce qui concerne la guerre du Viêt Nam, mais soutient en réalité la République Démocratique du Viêt Nam dès 1966, laissant transiter par son territoire des troupes et des fournitures à destination du Front national pour la libération du Viêt Nam.

Confronté, à partir de 1967-68, à une insurrection fomentée par les Khmers rouges -des rebelles communistes d'inspiration maoïste-, avec une économie qui va de mal en pis sous le poids de la corruption, Norodom Sihanouk, doit se résoudre à confier la direction du gouvernement au général Lon Nol, son pilier militaire, connu pour son anticommunisme et pour son option pour l'économie de marché, le 14 août 1969 en échange de la reprise de l'aide américaine. Le 18 mars 1970, Lon Nol, poussé par le prince Sirik Matak, de la branche Sisowath concurrente, renverse Sihanouk en déplacement à l'étranger (Moscou et Pékin). Devenu allié des États-Unis, le Cambodge est alors intégré à la stratégie d'endiguement du communisme en Asie du Sud-Est. Avec l'appui du Viet Minh, les Khmers rouges pro-viêtnamiens déclenchent une véritable guerre contre les forces gouvernementales et sont en passe de gagner avant que les États-Unis n'interviennent et tentent de sauver le régime républicain (avril-juin 1970). Mais lorsqu'en 1973 les États-Unis se désengagent de la région, leurs frappes aériennes n'ont pas réussi à arrêter la menace communiste. Alors que la République Démocratique du Viêt Nam est sur le point de gagner la guerre contre la République du Viêt Nam, les Khmers rouges aidés par les Viêtcong prennent Phnom Penh le 17 avril 1975.

L'« Angkar » (organisation) des Khmers Rouges applique alors une politique maximaliste, plus radicale encore que celle des soviétiques et des maoïstes, visant notamment à purifier le pays de la civilisation urbaine. Les villes, à l'image de Phnom Penh dans la nuit du 17 au 18 avril 1975, sont vidées de leurs habitants, envoyés en rééducation dans les campagnes. La traque systématique des anciennes élites parlant le français et de ceux qui portent des lunettes, ajoutée aux mines, à la malnutrition et aux maladies aboutit à des massacres de masse et à une catastrophe humanitaire d'origine politique : plus d'un million de personnes sont mortes, soit deux septième de la population totale du Cambodge. Certains intellectuels voudraient que cette «auto-destruction khmère» soit reconnue par les nations unies comme un génocide, mais elle ne correspond pas à la définition d'un génocide, puisque les critères de choix des victimes ne correspondaient pas à un groupe national, ethnique, racial ou religieux (article 6 de la Cour pénale internationale).

En 1979, le Viêt Nam envahit le Cambodge, provoquant l'effondrement du régime des Khmers rouges. Les autorités viêtnamiennes installent un gouvernement fantoche sous la direction nominale de Pen Sovan, Heng Samrin, Chea Sim et Hun Sen, et réorganisent le pays selon le modèle laotien et viêtnamien. Une guérilla rassemblant des mouvements divers allant des Khmers Rouges au mouvement royaliste appuyé par la Thailande fait alors rage dans le pays.


Norodom SihamoniAprès le départ des forces du Viêt Nam en 1989 et l'envoi de forces de l'ONU au début des années 1990, le régime retrouvera peu à peu un semblant d'autonomie tout en restant totalitaire. Le premier ministre actuel Hun Sen, placé au pouvoir par le Viêt Nam, dirige le pays depuis cette période, et s'est maintenu au pouvoir grâce à trois élections douteuses successives dans un climat patent de violence politique. Le principal opposant, Sam Rainsy, s'est réfugié à Paris en 2005. Le roi Norodom Sihanouk, redevenu chef de l'état, a abdiqué une seconde fois en 2004 au profit de son fils cadet Norodom Sihamoni, ancien danseur et ambassadeur du Cambodge auprès de l'Unesco à Paris.

Le Cambodge est aujourd'hui confronté à une série de choix douloureux. Son économie, qui dépend encore très largement de l'aide internationale (en 2001, un tiers du budget de l'État provenait de donateurs internationaux), souffre d'une corruption très importante. De nombreux trafics (pierres précieuses, bois, filières de prostitution, drogues) sont soutenus par des membres éminents des forces armées ou des autorités, en direction des pays voisins. D'autres problèmes hérités du désastre Khmer rouge obèrent aussi le développement du pays comme la question des terres, le cadastrage étant encore loin d'être finalisé, ou l'éducation, le système éducatif ayant été complètement détruit par les Khmers rouges (enseignants assassinés, etc.).

Actuellement le secteur touristique et le textile (présence de grandes chaînes internationales de prêt à porter ) sont les principaux pourvoyeurs de devises du pays.

L'économie du Botswana


Le Botswana pourrait facilement passer, sur le papier, pour un modèle de réussite économique sur le continent africain : bâtissant son avenir sur une administration démocratique, stable, compétente et peu corrompue (Transparency International le classe régulièrement comme le pays le moins corrompu d'Afrique), une gestion prudente et, bien sûr, un sous-sol riche en diamants et minéraux (cuivre, nickel) mais aussi en charbon et pétrole. Ce pays, qui lors de son indépendance en 1966 était l'un des vingt-cinq plus pauvres du monde, se classe désormais parmi les plus prospères du continent. De fait, il s'agit du seul pays au monde qui a pu afficher, lors de la période 1970-2000, une croissance annuelle moyenne de près de 9 %; il est en outre le seul pays ayant pu sortir du groupe des Pays les moins avancés, en 1984.

Cette richesse théorique est cependant menacée par une trop grande dépendance de l'économie vis-à-vis du secteur minier, ainsi que par l'épidémie de SIDA qui sévit dans toutes les couches de la population (près d'un adulte sur trois serait infecté). Quoi qu'il en soit, avec ses heurts et malheurs, ce territoire grand comme la France, mais trente fois moins peuplé, reste dans une situation enviable pour nombre de ses voisins.

L'histoire du Brésil


Pour des raisons politiques (traité de Tordesillas), on considère généralement que c'est Pedro Alvares Cabral, un navigateur portugais, qui fut le premier européen, des temps modernes, à arriver au Brésil, le 22 avril 1500, un peu par erreur, alors que l'Espagnol Vicente Yáñez Pinzón y avait débarqué près de l'actuelle Fortaleza le 26 janvier de la même année. Cabral appela le pays terre de la vraie croix (vera cruz), le territoire devint une colonie portugaise, et les colons portugais renommèrent le pays Brésil (brasil) du nom d'un bois couleur de braise recherché pour sa teinture et comme matériaux de construction pour les bateaux. Les indiens tupinambas furent appelés les brésils. Rapidement, afin d'exploiter les ressources du pays, et pour servir de main-d'œuvre aux colons qui s'installaient, les Portugais, après avoir échoué dans l'asservissement des indiens autochtones importèrent au Brésil des esclaves africains capturés ou achetés en Afrique.


Carte coloniale du Brésil, 1519Le terme negro désigne alors les Noirs et les Indiens ce qui signifie sauvage. Pendant plus de trois siècles, des millions d'Africains furent ainsi arrachés à leur terre comme esclaves pour peupler le Brésil et exploiter ses ressources. Les portugais faillirent être évincés du Brésil par les Néerlandais lors de la réunion des deux couronnes ibériques, lors de la première du XVIIe. Finalement, devant l'incapacité de Madrid à réagir, les colons se libèrent par eux-mêmes.

Au XVIIIe, des esclaves travaillant la canne à sucre dans le Pernambouc se révoltent et fuient dans les montagnes. Ils fondent le territoire autonome, ou quilombo, de Palmares. Cette rébellion, qui dura près d'un siècle, est le plus long soulèvement d'esclaves de l'histoire. L'esclavage fut aboli le 13 mai 1888. Le Brésil aura été le pays d´Amérique qui aura le plus importé d´esclaves africains et est encore aujourd´hui le pays qui compte le plus de noirs ou de métis après le Nigeria.

Le Brésil est officiellement indépendant depuis le 7 septembre 1822. Elle sera reconnue en 1825 par le Portugal. L'Empire qui succède à la colonie dure jusqu'en 1889, avec Pedro II et Pedro I (il fonde la capitale Petrópolis) date à laquelle la République du Brésil est proclamée. Le 4 octobre 1930, Getúlio Vargas devint président après un coup d'État. Suite à des attaques de sous-marins allemands, le pays rentra dans la Seconde Guerre mondiale le 22 août 1942. Vargas resta au pouvoir jusqu'en 1945.

À partir de 1964, le pays a connu une violente dictature militaire, comme les autres pays d'Amérique latine dans les années 1960 et 70. Ce régime autoritaire a été mis en place, directement ou indirectement, par les États-Unis, par le biais de la CIA, afin d'empêcher la diffusion d'idées communistes en Amérique latine.

Ainsi, dès les années 1970, le gouvernement brésilien a participé à l'opération Condor, vaste plan de coordination entre les dictatures militaires latino-américaines afin de lutter contre les opposants aux régimes, dans tout le continent. Cette opération a été à l'origine de plusieurs centaines de milliers de morts.

On dénombre, au Brésil, un grand nombre de groupes armés révolutionnaires qui, dès 1964, ont organisé la résistance contre le pouvoir militaire. La plupart d'entre eux ont pris forme dans les milieux d'étudiants. Parmi eux on peut citer le MR-8, plutôt basé à Rio de Janeiro, ou l'ALN (Action de libération nationale), basée à São Paulo.

La dictature a pris fin en 1984.

Le 27 octobre 2002, Luís Inácio da Silva dit Lula remporte l'élection présidentielle, et est réélu le 28 octobre 2006. Il est le premier président socialiste du Brésil.

Les langues en Finlande


Les langues officielles sont le finnois et le suédois (voir Suédois en Finlande).

Le finnois est une langue agglutinante appartenant à la famille des langues finno-ougriennes, qui comprend également l'estonien, le same (lapon) et le hongrois. Ces langues se distinguent des autres langues parlées en Europe car, de même que le basque, elles ne sont pas indo-européennes.

Les bases du finnois écrit ont été codifiées par Mikael Agricola, qui écrivit un abécédaire en 1543.

Les mots « finnois » et « finlandais » peuvent être employés indifféremment dans la langue courante. L'usage le plus courant en français, et sans doute en français seulement, est de faire la distinction entre les deux termes :

Le terme « finnois » est employé pour l'origine ethnique et peut donc être utilisé pour parler du peuple et de la langue : on parle ainsi « la langue finnoise ».
Le terme « Finlande » et « finlandais » font référence à un État et à la nationalité de sa population.
Il y a en Finlande une grande majorité de Finnois (environ 93,4% de la population, cf Démographie de la Finlande) et il y a aussi des minorités telles que les suédophones, les Roms et les Lapons (Sames). Stricto sensu, un Saami est finlandais par sa nationalité mais n'est pas « finnois ». Les Finnois appartiennent à la famille finno-ougrienne. Ils ont des liens éloignés avec les Magyars de Hongrie et plus proches avec les Estoniens.

Le nom de nombreuses villes de la bande littorale est exprimé dans les 2 langues ; ainsi de Helsinki (Helsingfors), Turku (Åbo) ou Tampere (Tammerfors), par exemple.

L'usage de l'anglais est assez répandu.

L'histoire de l'Espagne


Les populations autochtones de la péninsule Ibérique s'appelaient les Ibères. Mais des populations celtes, qu'on appellera les celtibères viendront ensuite s'y agréger.

À partir du IXe siècle avant Jésus-Christ, les Phéniciens, Grecs, Carthaginois installèrent des comptoirs sur les rivages méditerranéens.

Les Romains conquirent la péninsule au IIe siècle av. J.-C.. La langue principale, la religion et les lois dérivent en grande partie de la période romaine.

Lors de la chute de l'empire romain au Ve siècle, des barbares germaniques, les Suèves, les Vandales et les Wisigoths envahirent l'Espagne. Les Vandales, installés momentanément au sud de la péninsule passèrent rapidement en Tunisie, et les Wisigoths imposèrent leur loi jusqu'à la conquête musulmane.

Les Arabo-Berbères menés par Tariq ibn Ziyad conquirent le pays en 711. En 756, l'Espagne musulmane devint indépendante, sous le règne des Omeyyades d'Espagne. En 929, le pays se transforme en califat. Au XIe siècle, le califat s'effondre et se fragmente en micro-états, les Taïfas (jusqu'à 25).

Les chrétiens, réfugiés dans le nord, profitèrent de cet affaiblissement musulman et entamèrent la Reconquista - mouvement pour chasser les musulmans - qui prit fin en 1492 avec l'élimination du dernier bastion musulman, le royaume de Grenade, sous le règne des Rois catholiques, Isabelle de Castille et Ferdinand d'Aragon. À la fin de cette même année 1492, Christophe Colomb découvrit, ou redécouvrit, l'Amérique. L'unification de l'Espagne actuelle prit officiellement fin en 1512. À cette même époque, les Conquistadors conquirent pour l'Espagne un immense empire colonial.

Pris dans l'exaltation religieuse de la Reconquista, les souverains espagnols décidèrent en 1492 de contraindre les juifs d'Espagne à choisir entre la conversion et l'exil. La plupart d'entre eux ont trouvé refuge dans l'Empire ottoman. Les musulmans restés en Espagne après la Reconquête, ou morisques, seront convertis de force dès le début de XVe siècle, et seront finalement expulsés, suite à plusieurs révoltes, en 1609.

L'Espagne devint au cours du XVIe siècle, la plus grande puissance d'Europe grâce à sa présence sur le continent américain et aux richesses ramenées.

Toutefois, la puissance de l'Espagne déclina progressivement en raison des guerres coûteuses qu'elle mena et des révoltes qui éclatèrent.

En 1700, le petit-fils de Louis XIV, dont la première épouse était une infante espagnole, devint roi d'Espagne sous le nom de Philippe V, et fonda la dynastie des Bourbons rois d'Espagne, liés par le pacte de famille aux Bourbons rois de France. Voir : Maison capétienne de Bourbon. Au XVIIIe siècle des luttes entre les prétendants au trône affaiblirent la couronne.

La France occupa sous Napoléon Ier l'Espagne au début du XIXe siècle, et cette présence étrangère entraîna des conflits et révoltes particulièrement sanglants dans le pays.

Du fait de ces affaiblissements, l'Espagne perdit la plupart de ses colonies au XIXe siècle, surtout à partir des années 1820.

Une Première République espagnole se mit en place brièvement en 1873 et 1874.

Les dernières colonies (Cuba, les Philippines, Porto Rico, Guam) se séparèrent de la couronne en 1898 après la guerre qui opposa l'Espagne aux États-Unis.

Quelque peu isolée du reste de l'Europe, l'Espagne stagna dans un état de relative arriération économique et politique.

La Seconde République espagnole chassa la monarchie des Bourbons en 1931. Mais, après la victoire du Front populaire espagnol en 1936, l'extrême-droite (carlistes et phalangistes) se souleva. L'Espagne fut alors soumise, après une tragique guerre civile qui dura de 1936 à 1939, à la dictature du général Franco. Celui-ci, originellement monarchiste, décida de conserver le pouvoir, et de ne faire rétablir la monarchie qu'après sa mort.

Après son décès, en 1975, la royauté fut effectivement restaurée. Mais Juan Carlos Ier, le nouveau roi, rétablit rapidement la démocratie, et le pays intégra en 1986 l'Union européenne.

La nouvelle constitution, très libérale, rompt avec le centralisme très poussé de l'époque franquiste, et met en place une très large décentralisation. De nombreux partis nationalistes locaux sont à nouveau légalisés, en particulier dans les provinces périphériques, où subsistent des langues régionales différentes du castillan (Galice, Pays basque, Catalogne). Certains revendiquent plus d'autonomie, d'autres parlent d'indépendance (en particulier au Pays basque et en Catalogne).

L'indépendantisme le plus radical et le plus violent sera celui de l'ETA basque, organisation terroriste prônant et pratiquant la lutte armée.

La réussite économique de l'Espagne des trente dernières années qui la distingue de sa sœur ibérique, induit l'idée d'un miracle économique espagnol pour en décrire son évolution contemporaine.

L'économie de l'Équateur


L’économie exportatrice de l’Équateur repose principalement sur trois éléments : la culture de la banane (4e producteur mondial), le pétrole et le tourisme. On peut noter aussi l'essor de l'exportation des fleurs coupées et de l'huile de palme. L'autosuffisance alimentaire est atteinte sur de nombreux produits de base (en particulier les huiles et graisses alimentaires, dont les équatoriens font une grande consommation par habitant, sont produites en grande quantité par la culture du palmier à huile et du soja). Malgré ceci, le pays connaît une grave crise économique, sa dette extérieure représente 14 milliards de dollars dans les années 2000 et il a besoin de l’aide du FMI pour stabiliser son économie.


Guayaquil, la plus grande villeTout ceci est dû à deux fléaux qui ont ravagé ce pays : la corruption au plus haut niveau de l’État et la dollarisation de l’économie par Jamil Mahuad en 2000. Le président Lucio Gutiérrez avait été élu sur un programme comprenant des actions pour résorber cette dette, pour relancer l’économie afin d’éviter que l’Équateur ne devienne une nouvelle Argentine, toujours avec l’aide contraignante du FMI.

Le climat de l'Égypte


Le climat de l’Égypte est exceptionnel et se résume à deux mots : chaud et sec. L’air y est particulièrement sec et salubre, et seul le Nil fait qu’on n’y retrouve pas totalement le climat saharien. En hiver, la température est douce et les gelées nocturnes sont exceptionnelles. Mis à part les mois de janvier, février et mars, parfois assez froids dans le nord, les températures moyennes avoisinent 20° sur la côte méditerranéenne (maximales 31°) et 28° à Assouan (maximales 50° !). Dans le désert, les extrêmes sont de rigueur - incandescent le jour, glacial la nuit.

Devenue sensiblement plus humide depuis la construction du haut barrage, la Haute-Égypte ignorait pratiquement la pluie dans l’Antiquité, au point que celle-ci apparaissait comme un présage, en général funeste, aux yeux de ses habitants.

Le delta du Nil et surtout le cordon littoral connaissent une moins grande sécheresse. Pendant l’hiver, de violentes ondées transforment la région en marécages, mais ces précipitations restent encore assez rares (la moyenne au Caire est de six jours de pluie par an). Alexandrie est la ville égyptienne qui reçoit le plus de précipitations, environ 19 cm/an, tandis qu'Assouan ne reçoit qu'environ 10 mm tous les cinq ans.

Au printemps sévit assez souvent le khamsin, un vent sec, chaud et très poussiéreux, souffle brûlant des déserts du sud-est. À la vitesse de 150 km/h, il arrache les feuilles des arbres et donne au ciel une teinte orange foncé ; l'air se charge de poussière ce qui rend la respiration oppressante. Pendant ces cinquante jours (d'où le nom de cette saison), l’Égypte connaît quelques violents orages, symbolisés par le dieu Seth.

En été, la température est élevée, mais une brise régulière du nord rafraîchit l’atmosphère, si bien que cette chaleur sèche est plus supportable qu’une chaleur humide.

Ce grand soleil, cette chaleur sèche n’ont pas été sans influer sur les mœurs des anciens Égyptiens : le besoin de vêtements ne se faisait guère sentir, mais la perruque était utile pour se protéger des rayons du soleil ; les bains et les soins de la toilette rafraichissaient l’épiderme, tandis que les fards, les cosmétiques, les parfums protégeaient la peau et les yeux de la réverbération solaire, et masquaient l’odeur de la transpiration.

C’est aussi pour recueillir quelque fraicheur que l’on construisait en briques épaisses, que l’on travaillait sous les vérandas, que les gens aisés cachaient leurs demeures dans la verdure des jardins.

La religion du Danemark


83,0% (2006) de la population appartient à l’Église du Peuple Danois, une église luthérienne (Lutheran). Le reste de la population appartient pour sa plus grande part aux autres églises chrétiennes, ou sont musulmans...

Le Christianisme a été introduit au Danemark il y a plus de 1000 ans. Avant l'an 1536, l'Église danoise était catholique et romaine et soumise à l'autorité du pape de Rome. Au début du XVIe siècle, des protestations (notamment celles de Luther en Allemagne) s'élevèrent contre les pratiques catholiques. Elles conduisirent à la création de l’Église protestante, qui n'utilise plus le latin mais les langues nationales, et dans laquelle les prêtres peuvent se marier et fonder une famille, entre autres changements. En 1536, l'Église protestante fut introduite au Danemark. On appelle cela la Réforme. Le luthéranisme est maintenant la religion dominante au Danemark

Le Danemark est divisé en 10 évêchés (Aalborg, Viborg, Århus, Ribe, Haderslev, Odense, Maribo, Roskilde, Helsingør et Copenhague). Chaque évêché possède une cathédrale et est dirigé par un évêque. Les évêchés sont divisés en paroisses, dirigées par des pasteurs. Les paroisses sont au nombre de 2300. Dans la Constitution il est écrit que "l'Église évangélique luthérienne est l'Église du peuple danois" et qu'elle est soutenue par l'État.

Lorsque l'on est baptisé à l'Église Danoise, on en devient automatiquement membre, mais chacun est libre de s'en retirer par la suite. Néanmoins, 90% des Danois sont membres de l'Église danoise. Un enfant baptisé reçoit un certificat de naissance et de baptême où sont inscrits son lieu de naissance, sa date de naissance son numéro personnel (plus ou moins comme celui de la sécurité sociale) ainsi que l'identité de ses parents. Si l'on ne souhaite pas faire baptiser son enfant à l'Église danoise, on doit tout de même s'adresser à un de ses bureaux pour recevoir l'attestation de naissance et d'identité. L'enfant n'est alors pas membre de l'Église danoise, mais tous les enfants doivent avoir leur numéro personnel, un numéro que seule l'Église danoise est habilitée à délivrer. L'attestation de naissance et d'identité contient le nom de l'enfant, son numéro personnel, ses lieu et date de naissance ainsi que l'identité de ses parents, et éventuellement si l'enfant est baptisé dans une autre Église. Dans le sud du Jutland, les règles sont différentes. On doit s'adresser au "registre du peuple" (folkregistret)

Le ministre de l'Église est responsable des églises et des pasteurs. Mais chaque église dispose d'une gestion autonome. Tous les quatre ans, les membres de l'Église choisissent un "conseil d'opinion" (menighedsråd) pour leurs églises locales. Ces conseils désignent les pasteurs, mais ces derniers reçoivent leur salaire de l'État.

Les membres de l'Église danoise payent l'impôt de l'Église. Cet impôt couvre une partie des dépenses de l'Église. Il est levé en même temps que l'impôt d'État. On ne doit toutefois pas s'en acquitter si l'on n'est pas membre de l'Église danoise, ou que l'on s'en est retiré.

Depuis 1947, les femmes peuvent être pasteurs au Danemark. Cela a conduit à une forte augmentation du nombre de femmes dans les études de théologies et qui sont par la suite devenues pasteurs. Le plus haut poste dans la hiérarchie de l'Église est l'évêché. Plusieurs femmes y ont accédé ces dernières années.

Le rôle des pasteurs est avant tout de mener les actions de l'église, comme le baptême, la confirmation, le mariage, l'enterrement ou la messe. Cette dernière se tient tous les dimanches midi. On y chante des psaumes et écoute le prêche du pasteur concernant le texte de la Bible choisi. Il y a aussi des messes particulières à Noël, à Pâques ou à la Pentecôte. En outre, les pasteurs ont souvent un rôle social. Ils parlent avec les gens qui ont des problèmes, visitent les personnes âgées ou les malades de leur paroisse.

La démographie de la Malaisie


Le nom de "Malaisie" vient de "Malais", qui désigne le groupe ethnique majoritaire (62 %) du pays. Les Malais ne sont pas les uniques citoyens de la fédération. Il y a environ 25 % de Malaisiens d'origine chinoise et 10 % d'origine indienne, dont les ancêtres se sont établis il y a plusieurs générations. Il y a en outre les "Orang Asli" (populations aborigènes pré-malaises).

On retrouve cette situation dans d'autres pays multi-etniques d'Asie, ou le nom du pays est tiré de celui de l'ethnie majoritaire (Birmanie, Laos, Thailande, Viêt Nam). Pour cette raison, le gentilé pour la Malaisie est Malaisien.

Il y a près de 20 millions de Malais en Indonésie, habitants de la côte est de Sumatra et de la partie indonésienne de Bornéo. La langue malaise est en effet originaire de l'île indonésienne de Sumatra.

La population malaisienne est jeune et en expansion (elle a doublé entre 1970 et 2000). Le taux de natalité des Malais est très supérieur à celui des Chinois.

La population réside aux 3/4 sur la péninsule malaise.

La géographie du Madagascar


Madagascar est la quatrième plus grande île au monde avec une superficie de 587 000 km² (superficie de la France et du Benelux réunis). Située dans l'océan Indien, traversée par le tropique du Capricorne, elle occupe une position stratégique avec sa côte tournée vers le canal du Mozambique.

Seule 5% de la surface du pays est utilisée pour l'agriculture. La déforestation atteint des proportions qui en font un problème majeur pour l'écologie et l'économie de l'île. Les eaux sont de plus en plus polluées par des rejets humains incontrôlés, d'où parfois un risque de maladie (choléra) dans les zones de fortes densités.

Cette île immense où, pourtant, la nature grandiose n'est pas toujours hospitalière à l'homme, inspire la vision mythique du paradis sauvé du déluge. Elle réserve surtout la surprise de paysages d'une planète tombée sur la mer émeraude et de rencontres avec une variété d'espèces prodigieuse. Madagascar est la légende vivante d'une île-continent.

L'histoire de la Lettonie


À partir du XIIIe jusqu’au XVIe siècle, la Lettonie était la possession des chevaliers prussiens. Au XVIIe siècle, elle était occupée par la Pologne et la Suède.

Au XVIIIe siècle, la Lettonie est devenue partie de l’Empire russe (la province de Liflandie et Kurlandie). La domination traditionnelle des grands propriétaires allemands et la langue allemande ont cependant été conservés dans le pays.

Au cours de la guerre civile en Russie (1917-1922), la plupart des divisions militaires lettonnes (créés pendant la Première Guerre mondiale) luttaient du côté des bolcheviks contre l’Allemagne. Elle acquiert alors une première fois son indépendance en 1918.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, elle est d’abord envahie (en même temps que les deux autres pays baltes) par l’Union des républiques socialistes soviétiques puis occupée par l’Allemagne nazie, avant d’être « libérée » en 1944 par l’URSS qui l’annexe et en fait une république socialiste soviétique.

Redevenue indépendante en 1991 lors de la scission de l’ex-URSS (qui devient la Communauté des États indépendants, à laquelle n’adhèrent aucun des trois pays baltes), la Lettonie a rapidement adhéré à l’OTAN.

Le 1er mai 2004, elle est devenue membre de l’Union européenne

La géographie de la France


La France est le 47e État par sa surface terrestre et le 2e par la surface de sa zone économique exclusive.

La France métropolitaine est localisée en Europe occidentale (voir la liste de points extrêmes de la France). La France possède aussi des territoires, sous différents statuts administratifs, en dehors du territoire européen : en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l’océan Indien, dans le nord et le sud de l’océan Pacifique et en Antarctique. Elle partage en métropole 2970 km de frontières terrestres avec huit pays limitrophes : Espagne (650 km), Belgique (620 km), Suisse (572 km), Italie (515 km), Allemagne (450 km), Luxembourg (73 km), Andorre (57 km), Monaco (4,5 km). En Guyane, les frontières sont de 700 km[10] avec le Brésil et 520 km avec le Suriname. Une frontière longue de 10,2 km (mais non matérialisée) sur l’île de Saint-Martin aux Antilles, sépare la partie française de celle sous souveraineté des Pays-Bas. Enfin la Terre Adélie (TAAF) revendiquée par la France est enclavée dans une partie de l’Antarctique revendiquée par l’Australie.

Les côtes françaises présentent quatre façades maritimes tournées vers la mer du Nord, la Manche, l’océan Atlantique et la mer Méditerranée, ce qui fait de la France un carrefour de cultures et de communications unique en Europe.

La France métropolitaine a une grande variété de paysages, entre les plaines côtières situées dans le nord et l’ouest et les chaînes de montagnes dans le sud-est (les Alpes) et le sud-ouest (les Pyrénées). Les Alpes françaises possèdent le point le plus haut d’Europe de l’Ouest, le mont Blanc, qui culmine à 4 810 m. Il existe aussi d’autres régions montagneuses plus anciennes, telles le Massif central, le Jura, les Vosges, le massif armoricain et les Ardennes qui sont assez rocheuses et boisées. La France bénéficie également d’un réseau fluvial étendu qui est composé principalement par la Loire, le Rhône (source en Suisse), la Garonne (source en Espagne), la Seine et une partie des cours du Rhin, de la Meuse, et de la Moselle ainsi que la Somme, et la Vilaine qui constituent leurs propres bassins fluviaux.

L'histoire de Cuba


L'Espagne conquit l'île au cours du XVIe siècle après la découverte de l'île par Christophe Colomb en 1492. La colonisation espagnole durera jusqu'à la signature du Traité de Paris en 1898. Au cours de ces quatre siècles, de nouvelles villes verront le jour dont Santiago de Cuba (1514) et La Havane (1515). Mais la population indigène payera un lourd tribut. Elle sera pratiquement décimée en quelques années, de même pour les réserves d'or. L'île se tourna donc vers de nouvelles activités : tabac (plus ou moins 300 millions de cigares par an ainsi qu'une bonne douzaine de milliards de cigarettes brunes ou blondes), café et canne à sucre (héritée de 4 siècles de colonisation espagnole et qui procure à Cuba le plus gros de ses ressources). Cette dernière activité nécessitant une main d'œuvre importante, il sera fait appel aux esclaves africains.

Dans les régions plantées de palmiers royaux trop accidentées pour les machines modernes, des brigades de travailleurs de provinces et de villes différentes et de toutes professions viennent encore couper la canne à la machette. Volontaires, nourris 6 fois par jour, pouvant gagner 5 fois plus qu'un ouvrier ordinaire, ils ont droit à tous les égards. Juste retour des choses : au XVIIIe siècle, le châtiment le plus redouté par l'esclave urbain était d'être vendu aux planteurs de l'intérieur ; prisonniers du domaine, les Noirs ne recevaient ni argent ni éducation.

Rien ne doit se perdre. Une fois le précieux sirop extrait des cannes, les hommes jettent dans les chaudières les tiges pour fabriquer la vapeur qui fait tourner l'usine. Les résidus visqueux tombés au sol sont nettoyés au jet d'eau. Il semble que l'on ait cultivé dès 1523 la canne à Cuba où elle a trouvé les meilleures conditions de croissance : climat chaud, sols humides et, juste avant la coupe, une période sèche propice à la concentration du saccharose. En 1620, Cuba produisait 550 tonnes ; en 1987, plus de 7 millions. Les sacs de 50 kilos sont expédiés surtout vers les pays de l'Est mais également en Libye. Cuba est devenu le premier exportateur mondial de canne à sucre.

Épuisés de fatigue, ces coupeurs de canne regagnent le soir en camion leur campement. Sur leurs visages façonnés par des générations de Blancs et de Noirs, se lit l'obstination des colons et le drame des Africains arrachés à leur continent. Alors que la traite était officiellement abolie, plus de 360 000 esclaves furent débarqués entre 1820 et 1860 au port de La Havane, qui comptait au début du siècle 40 000 Blancs et 30 000 esclaves. C'est seulement en 1886 que fut supprimé l'esclavage, fondement de l'économie coloniale, source des richesses de toute l'aristocratie créole.

Les luttes pour l'indépendance remontent au milieu du XIXe siècle. Les États-Unis d'Amérique intervinrent dans la guerre d'indépendance des Cubains qui avaient fait 200 000 morts depuis 1895 (soit 1/8 de la population) pour aider les indépendantistes et occupèrent l'île de 1898 à 1902, puis de 1905 à 1909. Les États-Unis poursuivirent une ingérence marquée jusqu'en 1934 (révocation de l'« amendement Platt »).


Fidel CastroFidel Castro prit la tête d'une armée rebelle en 1956, renversant le dictateur Fulgencio Batista le 1er janvier 1959. Les États-Unis sont l'un des premiers gouvernements à reconnaître diplomatiquement ce nouveau régime (le 7 janvier), mais les rapports entre les deux pays se gâtent dès mai lors de la confiscation des avoirs étrangers (dont ceux de United Fruit Co) à Cuba. Par la suite, du 17 au 19 avril 1961 eut lieu une tentative de débarquement à la Baie des Cochons de 1 400 réfugiés, recrutés, payés et entraînés par la CIA américaine, qui se solda par un échec.

Les États-Unis mirent en place un embargo économique en 1962, mais renoncèrent à toute invasion de Cuba aux termes d'un accord signé pour conclure l'affaire des missiles de Cuba. Le pays fut longtemps soutenu par l'URSS qui lui accordait une aide (4 à 6 milliards USD par an jusqu'en 1990) en échange de son alignement sur sa politique (envoi de forces Cubaines dans plusieurs pays d'Afrique, soutient aux mouvements révolutionnaires d'Amérique Latine), mais fait face à une grave crise économique depuis la disparition du « grand frère soviétique ».

La géographie du Costa Rica


Le Costa Rica est organisé topographiquement en trois grands secteurs : les chaînes de montagne volcaniques des Cordilleras culminant à 3819 m au Cerro Chiripo, les plaines lavées de la côte Caraïbes et la côte Pacifique accidentée.


La forêt pluviale, au Sud-Est du paysDans la Cordilliere Centrale, il y a une multitude de volcans actifs et éteints. Le Rincón de la Vieja (1916 m) avec de nombreuses mares de boues sur ses flancs, le Tenorio (1916m), la Miravalles (2208 m), le Turialba (3328 m)... Les trois plus visités sont le Volcán Poás (2704 m), dont le cratère principal, occupé par un lac d'acide, est le plus large du monde (1320 m de diamètre), l'Irazú (3432 m) au lac d'acide vert, et l'Arenal (1633 m), actif depuis 1968, près duquel sont construits de nombreux hôtels et thermes.

Dans la plaine élevée centrale (Meseta Central) du secteur de la cordillère, le Costa Rica est densément peuplé avec San José, Alajuela, Cartago et Heredia, quelques-unes des plus grandes villes du pays. Puerto Limón, sur la côte des Caraïbes, est le port le plus important du pays. San José, la capitale, compte 2 millions d'habitants avec sa grande banlieue.


La côte costaricaine, province de PuntarenasLa côte pacifique est la plus ouverte au tourisme balnéaire avec de nombreuses stations prisées tant par les riches californiens (Tamarindo, Puntarenas, Quepos) que par les surfeurs en quête de vagues sensationnelles (Ollie's Point et Playa Grande au nord de Tamarindo, Jaco et Playa Hermosa dans la région de Puntarenas).

Le climat du Costa Rica est marqué par la saison sèche et celle de pluie. La période de pluie s'étend de mai jusqu'en novembre, la saison sèche de décembre jusqu'en avril. En raison de la situation entre le 8 et 11° de latitude nord, le Costa Rica se trouve dans les tropiques. Toutefois, les précipitations diffèrent considérablement. Les précipitations à San José sont de 1867 mm par an, alors qu'à Puerto Limón sur la côte Caraïbes, il tombe 3518 mm.

L'histoire du Canada


La colonie française du Canada constitue une des provinces de la Nouvelle-France. Elle est fondée le long des berges du fleuve Saint-Laurent et il faut attendre Tadoussac en 1600 pour réussir l'établissement d'un fort français permanent origine du village actuel à l'embouchure de la rivière Saguenay. La France avait déjà tenté de fonder des comptoirs (Nouvelle Angoulême, qui devient par la suite New York, et Saint-Augustin en Floride) mais en avait été délogée par d'autres puissances européennes.

En 1750, la province française du Canada s'étend jusqu'aux provinces d'Acadie (britannique depuis 1713) couvrant la partie continentale des provinces atlantiques actuelles, l'état du Maine, et de Terra-Nova à l'est; presque jusqu'à l'Arctique au nord; jusqu'aux Montagnes Rocheuses à l'ouest; et jusqu'au milieu des Appalaches au sud. La limite entre la Louisiane et le Canada n'est pas clairement établie et devait se trouver quelque part dans la vallée de l'Ohio avec le Fort Duquesne (actuel Pittsburgh). Très tôt, le Roi de France, par un édit royal, obligea dans un but d'uniformisation du « droit » en Nouvelle-France, l'utilisation de la « coutume de Paris » dans les affaires civiles et commerciales.

Les batailles pour le contrôle de la vallée de l'Ohio déclenchent une guerre entre la France et l'Angleterre. Les Amérindiens Hurons sont les alliés des Français et les Iroquois des Anglais. En 1759, avec la conquête de Québec par les armées anglaises, le Canada devient définitivement une colonie britannique à part entière. Jusqu'en 1766, les droits des citoyens canadiens français sont limités : ils ne peuvent exercer leur religion et l'utilisation de la « coutume de Paris » (droit coutumier originaire du Nord de la France) est remplacée par la « common law » anglaise. Sous la pression de l'Église catholique, pour calmer les menaces de rébellion dans la « province de Québec » et pour des raisons pratiques, on leur redonne quelques années plus tard certains privilèges tels le droit de pratiquer la religion catholique et d'utiliser « la coutume de Paris » pour régir le commerce et les rapports civils. Cependant, le droit criminel et pénal demeure anglais et on interdit aux Canadiens de rétablir les liens avec la mère patrie.

En 1791, cette partie des colonies britanniques est divisée en deux provinces nommées le Haut-Canada et le Bas-Canada. Le Haut-Canada correspond à l'Ontario actuel et les anglophones, majoritairement des « Loyalistes » de la guerre d'Indépendance américaine, s'y concentrent. Le Bas-Canada correspond au Québec actuel et on y retrouvait une majorité de francophones nommés « les Canadiens ». Chaque province possède un parlement sans pouvoirs, les décisions réelles étant prises par le gouverneur général nommé par la couronne pour chaque colonie. Les patriotes « canadiens », dirigés par Louis-Joseph Papineau, insatisfaits de leur position de faiblesse, envoient une résolution à Londres exigeant plus de pouvoirs pour les parlements des provinces. Le refus de Londres débouche sur la révolte des patriotes en 1837 avec la déclaration d'indépendance de la République du Canada. La tentative de révolution est violemment réprimée par l'armée anglaise. Plusieurs villages de la Montérégie sont incendiés et des patriotes pendus.

Dès la naissance de la Confédération en 1867, le nom « Canada » est officiellement adopté par la couronne d'Angleterre dans l' Acte de l'Amérique du Nord britannique pour définir le nouveau dominion. Le système institutionnel adopté est une forme de fédération constituée au début de quatre provinces : Québec, Ontario, Nouveau-Brunswick et Nouvelle Écosse. Le Canada intègre rapidement des territoires de l'ouest avec l'expansion des provinces d'Ontario et Québec, la fondation de la colonie du Red River qui devient la province bilingue du Manitoba (beaucoup plus petit que le territoire actuel de la province), la Colombie-Britannique, puis la grande plaine. Ses peuples autochtones, y inclus les métis (descendants d'Amérindiens et Français et/ou Écossais) vivaient dans une structure politique propre et tensions éruptaient en conflits ouverts, voir la guerre. La plus importante prend fin avec la capture du chef Métis Louis Riel qui, éventuellement, est pendu. Au courant du XIXe siècle, les Amérindiens sont parqués dans des réserves où ils jouissent d'une certaine forme d'autonomie sous le contrôle du pouvoir fédéral.

Durant les guerres mondiales, les Canadiens combattent en tant que soldats britanniques dans des unités séparées souvent au côté des Écossais et des Australiens. Le statut de Westminster de 1931 donne au Canada une plus grande autonomie politique du Royaume-Uni et permet au Canada d'attendre une semaine après le Royaume-Uni avant d'entrer dans la Deuxième Guerre mondiale. La guerre voit l'implication plus grande du rôle de l'état fédéral et ouvre la porte à une implication plus importante de l'état fédéral dans l'après-guerre et le début d'une nouvelle identité. En 1949, Terre-Neuve rejoint le Canada comme dixième province.

En 1982, la constitution canadienne est rapatriée de Londres. La Loi de 1982 sur le Canada ne se réfère qu'au nom Canada, de telle sorte que ce dernier est actuellement le seul nom légal. Cette modification est en outre officialisée par le changement de nom de la fête nationale qui devient en 1982 la fête du Canada, remplaçant ainsi l'ancienne dénomination de « Jour de la Confédération ».

Actuellement, le Canada est une monarchie constitutionnelle avec une organisation fédérale, semblable à celle de l'Australie, et il compte 10 États fédérés, appelés provinces, et trois territoires organisés. En 1999, la création du troisième territoire, le Nunavut, est fondée en reprenant une partie des Territoires du Nord-Ouest.

L'histoire de la Mongolie


Au cours de l'histoire beaucoup d'ethnies ont peuplé le territoire actuel de la Mongolie. La plupart étaient nomades, et formaient des confédérations plus ou moins puissantes. La première puissance à émerger sont les Xiongnu vers -245. Ils deviennent les principaux ennemis de la Chine pour les siècles qui suivent, et la Grande muraille de Chine fut construite en partie pour se protéger des incursions des Xiongnu. Certains historiens pensent que les Huns descendent des Xiongnu.

Après la disparition des Xiongnu, apparaissent les Ruanruan, qui sont à leur tour supplantés par les Köktürks (ou Turcs bleus) qui dominent la région du VIe au VIIIe siècle.

Au VIIIe siècle apparaissent les ancêtres des Ouïghours, puis les Khitans et les Jurchen. Vers le Xe siècle le territoire est peuplé de Mongols qui seraient une branche du peuple Xianbei. À cette période le pays est divisé en plusieurs tribus liées par des alliances et en guerre perpétuelle.

Au XIIIe siècle, un chef nommé Temudjin unifie les tribus mongoles, prend le nom de Gengis Khan et créé un empire, œuvre poursuivie par ses successeurs Ögödei, Güyük, Möngke et Khubilai. Cet empire commence à s'effondrer en 1386, avec la perte de la Chine. Au XVIe siècle, sous le règne d'Altan Khan, les Mongols se convertissent au bouddhisme tibétain. Un siècle plus tard, ils tombent sous la domination des Mandchous, et les soutiennent pour la conquête de l'intérieur de la Chine. Leur pays est transformé en deux provinces chinoises, la Mongolie intérieure et la Mongolie extérieure. Après l'invasion russe de la fin du XVIIe siècle, la Mongolie du nord (la région du lac Baïkal) est annexée par la Russie. L'indépendance de la Mongolie extérieure est déclarée le 11 juillet 1921 à la suite d'une révolution menée par Sukhbaatar ; mais il n'y a pas de gouvernement indépendant avant 1924, lorsqu’est mise en place la République populaire mongole avec le soutien de l'URSS.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les alliés soviétiques ont défendu la Mongolie face au Japon. Le 20 octobre 1945, par référendum, les Mongols votent pour l'indépendance vis-à-vis de la Chine (97,8 % de oui ; 98,4 % de participation[1]) sous le contrôle de l'Armée rouge.

La République populaire mongole fut reconnue à la fois par la République de Chine et la République populaire de Chine. Le pays s'est cependant rapproché des Soviétiques après 1958 et a abrité de nombreuses bases soviétiques pendant la Guerre froide. La Mongolie a rejoint les Nations unies en 1961.

En 1990, le parti communiste a relâché son contrôle sur le gouvernement. En 1992, la république populaire a été abandonnée et a été remplacée par un État hybride, entre système parlementaire et système présidentiel.

La langue à Monaco


D'après la Constitution de Monaco de 1962, seul le français est langue officielle [1] et à ce titre, tous les documents officiels des institutions politiques et judiciaires sont publiés dans cette langue. C'est également la langue dominante de la Principauté, parlée par environ 58 % de la population [11]. Du fait de la diversité de la population, l'italien et l'anglais sont aussi communément compris et parlés.

La langue traditionnelle [16] [17] monégasque, appelée ligure monégasque (munegascu), dont le nombre de locuteurs est estimé entre 5 000 [11] et 5 100 [18] (principalement des personnes agées), est proche de l'intémélien, le parler de Vintimille. Le monégasque est parlé depuis le Moyen Âge (XIIIe siècle), lorsque les Génois se sont établis à Monaco pour en faire une place forte et ont fait appel à des Vintimillois [19]. Les premières traces de textes en cette langue remontent à 1484 dans un extrait des brèves notariales de Jean de Porta [20]. Au XIXe siècle, environ un millier de personne parlait le monégasque [21] mais l'usage quotidien de cette langue a beaucoup reculé après la Seconde Guerre mondiale et le monégasque, parlé uniquement par une vingtaine de personnes dans les années 60-70 [22], était considéré comme en voie d'extinction. Afin d'endiguer ce déclin, l'enseignement du monégasque est devenu obligatoire dans les écoles primaires publiques de la Principauté en 1976, grâce à une initiative du prince Rainier III [20]. En 1988, l'enseignement du monégasque est devenu obligatoire dans les écoles primaires privées, puis jusqu'en 5e en 1998. Il reste facultatif au-dela. Aujourd'hui, le ligure monégasque est accepté en option au baccalauréat français, au même titre que bon nombre de langues ou dialectes locaux[réf. nécessaire] . La réintroduction et l'utilisation du ligure monégasque dans la vie courante est également un outil d'affirmation de l'identité de Monaco, notamment grâce au Comité des Traditions Monégasques qui a souhaité des aménagements lingusitiques dans la ville et a obtenu, à l'instar de nombreuses autres villes qui pratiquent un double affichage français / langue régionale, que les panneaux indiquant l'entrée de la ville portent les inscriptions "Principauté de Monaco / Principatu de Mùnegu" [23].

Le territoire de Monaco est une une enclave linguistique en domaine occitan. Le monégasque est d'ailleurs une langue à base de génois encore en usage en Ligurie mais fortement influencée par l'occitan provençal. Les attestations certaines de l'occitan à Monaco datent des XIXe et XXe siècles. La présence de l'occitan niçois (une variété de l'occitan provençal) a été établie en 1961 par Raymond Arveiller dans les quartiers de Monte-Carlo et La Condamine [21]. En 1988, le nombre de locuteurs occitans à Monaco, tous provenant de Nice et de Cannes, a été estimé à 4 500 en 1988 [24]. Contrairement au ligure, l'occitan n'est pas enseigné dans les écoles monégasques cependant la Principauté encourage les recherches sur le ligure et l'occitan à travers l'Académie des Langues Dialectales[réf. nécessaire].

La démographie du Maroc


La plupart des Marocains sont musulmans sunnites de rite malekite, de souche Arabo-Berbère. De récentes études montrent cependant que dans leur majorité les Marocains sont de souche berbère[5], même si aujourd'hui les berbérophones forment une minorité estimée à environ 40 % de la population. Les premières conquêtes musulmanes au Maroc datent du VIIe siècle mais l'installation de tribus arabes se fit surtout à partir du Xe siècle.
La comparaison de l'apport démographique arabe et des populations berbères, déjà présentes, laisse penser que ce phénomène fut principalement linguisto-culturel avec l’Arabisation et l’Islamisation[6]. Ceci explique la majorité arabophone du pays. De plus, un second apport de populations arabophones se fit au XVe siècle avec l'expulsion des morisques d'Espagne appelée la limpieza del sangre, ce qui amplifia le processus d'arabisation.
Enfin la traite des noirs, commencé au VIIIe siècle, ne s'acheva qu'avec la colonisation au XXe siècle et contribua de manière non négligeable au métissage de la population. Après la création de l'État d'Israël, la minorité juive du Maroc a quitté le pays. Aujourd'hui il reste environ 8 000 juifs au Maroc.
La plupart des étrangers vivant au Maroc sont des français et des espagnols, beaucoup sont des professeurs ou des techniciens. De plus en plus de retraités européens viennent vivre au Maroc, en particulier à Marrakech.

La langue officielle du Maroc est l'arabe classique. Le dialecte arabe du Maroc est le darija. Environ 40 % de la population parle le berbère. La majorité des Marocains vit dans les villes. Au Maroc, le berbère compte trois dialectes, le Tarifit, le Chleuh et le Tamazight. La langue française reste la langue non-officielle du pays, mais est très importante, puisque 60% la parlent couramment, et elle est toujours enseignée dans les écoles primaires, collèges et lycées dans toutes les universités, et dans les écoles supérieures.... Dans le nord et le sud du pays du fait de la présence éspagnole, une grande majorité domine l'éspagnol, soit à peu pres 4millions d'hispanophones. Le nombre d'anglophones au Maroc est encore faible aujourd'hui, mais l'apprentissage de l'anglais est de plus en plus privilégié par les jeunes marocains, on estime à 3% le taux de marocains anglophones.

L'école est obligatoire au Maroc pour les enfants de moins de quinze ans. Grâce aux efforts de l'État, beaucoup de montagnards et de campagnards vont dans les écoles. Le taux d'analphabétisme dans le pays est de 37%. Il existe quatorze universités publiques au Maroc comprenant 230 000 étudiants.


Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.Population : 29 891 708 habitants (20/09/2004, HCP Maroc). 16 463 634 citadins et 13 428 074 ruraux, soit un taux d'urbanisation de 55,1 %.
Densité : 67 hab./km2
Espérance de vie des hommes : 72,1 ans (en 2004)
Espérance de vie des femmes : 75,7 ans (en 2004)
Taux de croissance de la population : 1,51 % (en 2004)
Taux de natalité : 20,79 ‰ (en 2004)[7]
Taux de mortalité : 5,21 ‰ (en 2004)
Taux de mortalité infantile : 33,25 ‰ (en 2004)
Taux de fécondité : 2,4 enfants/femme en (2004)
Taux de migration : −0,98 ‰ (en 2004)

La démographie du Bangladesh


Hormis les très petits pays tels que Singapour et Bahrein, le Bangladesh est le pays le plus densément peuplé au monde. Le pays, avec 1023 habitants au km², est souvent comparée à l'île indonésienne de Java.

La quasi totalité des habitants du Bangladesh sont des Bengalis (98% de la population). Les minorités sont des peuples musulmans non bengalis venus d'Inde et des populations de langues môn-khmer et tibéto-birmanes vivant dans les Chittagong Hill Tracts et la division de Sylhet.

La grande majorité de la population parle le bengla – langue officielle du pays; l'anglais est toutefois accepté dans les tâches administratives et dans le système éducatif. La religion musulmane représente 83% de la population, suivie par l'hindouisme qui compte pas moins de 16% des bangladeshi.

La population du Bangladesh est estimée à environ 147 millions d'habitants. En 1992, le gouvernement commença à promouvoir le contrôle des naissances pour ralentir la croissance démographique, sans grand succès. Une grande part de la population est sans-terre. Pour désigner la population totale du Bengladesh, à savoir les Bengalis et les autres, l'on parle de Bangladeshi ou, plus rarement, de Bangladais.

La politique de l'Afrique du Sud


Le gouvernement sud-africain est parlementaire, mais les fonctions de chef du gouvernement et de chef de l'État se confondent sous le titre de Président de la République d'Afrique du Sud.

Le président est élu à une session conjointe du parlement bicaméral, composé de l'Assemblée nationale et du Conseil national des Provinces (NCoP).

Les 400 membres de l'Assemblée nationale sont élus par scrutin proportionnel. Le NCoP, qui a remplacé le Sénat en 1997, est composé de 90 membres représentant les neuf provinces et les métropoles.

Chaque province est dotée d'une Législature Provinciale unicamérale, et d'un Conseil Exécutif présidé par un premier ministre (premier en anglais et en afrikaans). Les provinces sont moins autonomes que celles, par exemple, du Canada ou que les États aux États-Unis. Il s'agit alors d'un système fédéral modéré. L'État compte 11 langues officielles.

Depuis la fin de l'apartheid, l'ANC n'a cessé d'augmenter sa domination politique. Cependant, l'opposition reste vivace bien que diminuée, et on estime ordinairement que l'Afrique du Sud est l'État le plus démocratique d'Afrique. Sa constitution est par exemple l'une des plus généreuses du monde du point de vue des droits de l'homme.

Le gouvernement doit résoudre le problème des violences qui touchent les campagnes du pays : la réforme agraire impose la redistribution des terres aux Noirs et les fermiers afrikaners doivent souvent vendre leurs exploitations au gouvernement, ce qui suscite des résistances. Ces fermiers, au nombre de 35 000 environ, sont parfois attaqués par des bandes organisées et certains s'inscrivent à des stages commandos pour pallier le manque d'aide du gouvernement. Plusieurs partis d'extrême droite continuent de recruter au sein d'une frange de cette population qui se sent délaissée.

La démographie de l'Afghanistan


La population de l'Afghanistan est divisée en un grand nombre de groupes ethniques. Parce qu'un recensement systématique n'a pas été organisé dans le pays récemment, les chiffres exacts sur la taille et la composition des divers groupes ethniques ne sont pas disponibles. Par conséquent, les chiffres suivants ne sont que des approximations. Les personnes parlant le pashto (les Pashtounes) forment le plus grand groupe estimé à plus de 70 pourcent de la population. Le deuxième plus grand groupe parlent le dari comprenant les Tadjiks (23%) et les Hazaras (4%), les Ouzbeks (2%), il y a également une présence non-négligeable des tribus comme les Aimak, les Turkmènes, les Baloutches et les Pashayis. Le bilinguisme est commun en Afghanistan. Ainsi, un petit nombre de minorités ethniques, principalement les Sikhs et les Hindous, parlent le panjâbî.

Pour la religion, les Afghans sont à prédominance musulmane (approximativement 80% Sunnites et 20% Chiites). Il existe aussi des minorités hindouistes et Sikhs, avec une minorité Juive de 1% qui, récemment encore, était de 2%. Beaucoup de ceux-ci ont fui pendant la guerre civile des années 90 vers les contrées voisines et vers l'Europe et l'Amérique. Avec la chute des Talibans, plusieurs Sikhs sont retournés dans la province de Ghazni d'Afghanistan.

La politique japonaise


Le Japon est une monarchie constitutionnelle avec un parlement bicaméral, la diète (ou Kokkai). Le pouvoir exécutif appartient au cabinet, responsable devant la diète, composé du premier ministre et de ministres d’État devant tous être des civils. Le premier ministre est choisi au sein de la diète par ses pairs. Il a le pouvoir de nommer et de démettre les autres ministres, dont une majorité doit être membres du parlement. La constitution attribue la souveraineté, qui revenait auparavant à l’empereur, au peuple japonais. Le monarque est alors défini comme symbole de l’État. La branche législative se compose d’une chambre des représentants (Shūgi-in) de 480 sièges, dont 300 membres sont élus par le mode uninominal à un tour et 180 par la proportionnelle régionale. Les représentants sont élus aux quatre ans au suffrage universel (20 ans pour voter). La chambre haute, chambre des conseillers (Sangi-in), est composé de 242 sièges, composée de personnes élues pour une durée de six ans, renouvelée de la demie au 3 ans. Le suffrage est toujours universel et secret. Le mode de srcutin mixte : 146 conseillers par circonscriptions multinominales et 96 à la proportionnelle intégrale. La vie politique est dominée par le Parti Libéral-Démocrate (PLD) qui a fourni l'essentiel des premiers ministres au pays depuis 1951. Celui-ci gouverne seul ou avec le Komeito, parti sous influence de la secte Sōka Gakkai, dont les députés sont majoritairement issus. Plusieurs centaines de milliers de Coréens ont le statut de résidents permanents au Japon depuis plusieurs générations et parmi eux, un grand nombre refuse de prendre la nationalité japonaise pour ne pas devoir renoncer à leur nationalité coréenne ; ils sont donc toujours considérés comme des étrangers sur le plan légal, même si nombre d’entre eux utilisent couramment un nom japonais ou ne savent pas parler coréen. Ils bénéficient cependant du statut de « résidents permanents spéciaux » qui leur donne certains avantages par rapport aux autres résidents permanents. Ils ne peuvent tout de même pas voter aux élections japonaises et accéder à certains postes élevés de la fonction publique sans se faire naturaliser. Il y a cependant un débat sur la possibilité de donner le droit de vote aux élections locales aux résidents permanents, comme c’est le cas depuis 2005 dans certaines régions de Corée du Sud.

Le Japon pratique officiellement la peine de mort, bien que les sentences ne soient pas toujours appliquées et que les condamnés attendent parfois des années une exécution. Le dernier cas en date est celui de Masumi Hayashi, une Japonaise de 43 ans, qui a été condamnée à mort par pendaison par la Haute Cour d’Ōsaka en appel en 2005. Elle était accusée d’avoir empoisonné quatre personnes à l’arsenic et d’en avoir intoxiqué 63 autres en 1998. (Source : journal Le Monde, 28 juin 2005). Le 25 décembre 2006, ce moratoire de facto qui a duré 15 mois, a été levé par la pendaison de 4 Japonais condamnés à mort pour meurtre. (Source : journal Le Monde, 27 décembre 2006)

La démographie de l'Australie


On estime aujourd’hui que les aborigènes d'Australie étaient 350 000 lorsque les Européens sont arrivés en 1788. En 1996, 386 049 personnes en Australie se disent aborigènes. Malgré le fait que ce soit une population plus rurale que la population générale, 2/3 des aborigènes sont urbains. La Nouvelle-Galles du Sud et le Queensland comptent la moitié des aborigènes d’Australie. En Tasmanie, les aborigènes furent exterminés au XIXe siècle.

La majorité de la population australienne est descendante d’immigrants du XIXe et XXe siècle, en grande partie du Royaume-Uni et d’Irlande. Bien que les colonies australiennes aient été fondées en tant que colonies pénitentiaires (sauf l’Australie méridionale et l’Australie occidentale), l’arrivée de bagnards britanniques en Australie disparut progressivement entre 1840 et 1868. Pendant la Gold Rush (ruée vers l’or) de la fin du XIXe siècle, les bagnards et leurs descendants devinrent une petite minorité face aux centaines de milliers de colons du monde entier. Un exemple de la masse des arrivants : dans les années 1850, le total des immigrants arrivant dans les Nouvelles-Galles du Sud et au Victoria était équivalent à 2% de la population totale du Royaume-Uni et de l’Irlande.

La population australienne a plus que doublé depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, encouragée par un programme ambitieux d’immigration post-guerre. Au XIXe siècle, l’Australie mit en place des mesures fortes pour prévenir l’immigration de non-blancs (la politique de l'Australie blanche). Après 1945, les immigrants venant de Grèce, de Turquie, d’Italie et d’autres pays accrurent la diversité culturelle du pays. En 1973, l’Australie mit officiellement fin aux politiques d’immigration discriminatoires, et une grande immigration asiatique apparut. En 1988, environ 40% des immigrants en Australie venaient d’Asie et en 1997 les asiatiques composaient 5% de la population. La population indigène, les aborigènes d’Australie et les habitants de Torres Strait, forme 2,2% de la population (recensement de 2001). En 2001 la campagne électorale fut dominée par les sujets de l’immigration et de la sécurité nationale.

Un grand nombre de citoyens australiens (950 000 en 2004) vit à l’étranger. Ce nombre (presque 5%) est immense comparé à d’autres pays. Ce n’est que récemment que le sujet a reçu de l’intérêt de la part du gouvernement et des médias, mais le terme de diaspora australienne fait aujourd’hui partie du vocabulaire australien.

De même que nombre d’autres pays développés, l’Australie vit aujourd’hui un vieillissement de sa population. Pour cette raison, elle maintient l’un des plus actifs programmes d’immigration du monde, absorbant des dizaines de milliers d’immigrants du monde entier chaque année. La majorité des visas permanents sont donnés sur la base de regroupements familiaux ou d’aptitudes professionnelles.

Les Néo-Zélandais ont droit à des visas spéciaux qui les autorisent à rester pour vivre et travailler en Australie indéfiniment. Cependant ils sont exclus des aides nationales auxquelles peuvent prétendre les citoyens australiens ou résidents permanents. De nouvelles règles datant de 2001 ont divisé les Néo-Zélandais vivant en Australie en deux catégories : ceux résidant dans le pays avant 2001 et ceux arrivant après. Les premiers pourront toucher des allocations chômage après 2 ans de résidence, comme tout autre immigrant avec un visa permanent. Les derniers ne pourront prétendre à aucune allocation chômage du tout, comme cela est le cas pour les immigrants en Australie avec seulement un permis de travail.

L’anglais est la langue officielle de l’Australie et celle la plus parlée, même si certaines communautés aborigènes continuent de parler leurs langues natales. Un nombre considérable de première et deuxième génération d’immigrants sont bilingues. L’italien, le cantonais et le grec sont encore très largement parlés.

La constitution australienne garantit la séparation de l'Église et de l'État. Il n’y a aucune religion officielle en Australie. Même si le pays est très grandement laïc, les 3/4 des Australiens se disent chrétiens, en majorité catholiques ou anglicans.

L’éducation n’est pas du ressort de l’État fédéral mais des différents États. Cependant des aides du gouvernement ont aidé à l’ouverture de nombreuses universités.

L'histoire de l'Australie


Il s’est plus tard développé des échanges traditionnels entre les peuples de l’Australie et les îles plus au nord à l’aide d’embarcations utilisées pour la pêche et le commerce. Cela fait penser que des commerçants arabes et chinois apprirent l’existence, puis visitèrent les côtes de l’île d’Australie dès le IXe siècle. Des cartes dessinées en Europe à la fin du XVe siècle indiquent des parties de la côte nord de l’Australie. Les Makassar du sud de Célèbes en Indonésie, grand peuple de marins, venaient sur les côtes nord de l'Australie, qu'ils appelaient Marage, pêcher l'holothurie ou trepang.

Le premier Européen à visiter l'Australie est l’explorateur portugais Cristóvão de Mendonça en 1522. Cependant ce n’est qu’au XVIIe siècle que l’île devient le sujet d’explorations européennes. Quelques expéditions aperçoivent la fameuse Terra Australis : le hollandais Willem Jansz en 1606, le portugais Luis Váez de Torres en service pour l’Espagne en 1607 et les hollandais Dirk Hartog en 1616, Jan Carstensz en 1623 et Abel Tasman en 1642. Ce dernier a donné son nom à l’île de Tasmanie mais lui-même l’avait nommée d’après Anthoonij van Diemenslandt.

Les premiers explorateurs britanniques sont William Dampier (pour l'Angleterre) sur la côte ouest en 1688 et le lieutenant James Cook qui, en 1770 prend possession aux deux-tiers de l’île pour le Royaume de Grande-Bretagne, malgré les ordres du roi George III stipulant qu’il devait d’abord conclure un traité avec la population indigène. Son rapport à Londres déclarant que l’Australie est inoccupée (voir Terra nullius) permet l’établissement d’une colonie pénitentiaire, ce qui est bien pratique après la perte des colonies américaines pour la Grande-Bretagne.

La colonie royale britannique des Nouvelles-Galles du Sud commence par la fondation d’un camp (qui plus tard deviendra Sydney) dans le Port Jackson par le capitaine Arthur Phillip le 26 janvier 1788. L’arrivée de cette First Fleet (première flotte) deviendra plus tard la date de la fête nationale australienne (Australia Day).

La Grande-Bretagne est devenue le Royaume-Uni en 1801 après l'unification avec l'Irlande. Des Britanniques du nouveau pays s’établissent sur la terre Van Diemen (aujourd’hui la Tasmanie) en 1803 et elle devient une colonie séparée en 1826. Le reste de l’île (aujourd’hui l’Australie occidentale) est déclarée britannique en 1829. Au fur et à mesure de l’extension des établissements britanniques, les Nouvelles-Galles du Sud sont divisées en plusieurs colonies séparées : Australie méridionale en 1836, le Victoria en 1851 et le Queensland en 1859. Le Territoire du Nord est fondé, comme faisant partie de l’Australie méridionale, en 1863.

Au cours de la période allant de 1855 à 1890, les six colonies de la couronne deviennent chacune l’une après l’autre une colonie auto-gouvernée, gérant ses propres affaires. La loi britannique est adoptée dans chaque colonie, lorsque le Royaume-Uni autorise chacune à se doter d’un gouvernement responsable, et évolue avec le temps. Le gouvernement britannique garde le contrôle de certains domaines dont les affaires étrangères, la défense et le commerce international. Malgré son économie fortement rurale, la population australienne reste fortement urbaine, se concentrant surtout dans les villes de Melbourne et de Sydney. Dans les années 1880, Marvellous Melbourne est la seconde plus grande ville de l’Empire britannique. L’Australie gagne aussi la réputation d’être un paradis du travailleur et un laboratoire pour la réforme sociale. C’est en effet elle qui organise la première élection à bulletin secret et le premier gouvernement d'un parti travailliste y est élu.

Le 1er janvier 1901, la fédération des colonies est achevée, après 10 ans de gestation, et la Commonwealth de l'Australie naît, en tant que dominion de l’Empire britannique. L’Australian Capital Territory est séparée des Nouvelles-Galles du Sud en 1911, pour permettre d’avoir un terrain neutre pour établir la nouvelle capitale fédérale Canberra (la première capitale fut Melbourne).

Bien que l’Australie soit devenue indépendante, le gouvernement britannique garde quelques pouvoirs sur le dominion jusqu’au Statut de Westminster de 1931, ratifié par le Parlement australien en 1942.

Lors de la Première Guerre mondiale, l'Australie qui comptait alors 5 millions d'habitants se joignit dès le tout début aux Alliés ; 416 000 Australiens participeront à ce conflit ou 60 000 d'entre eux mourront, soit, pour le front occidental, le taux le plus élevé des armées engagées.

L’autorité théorique du Parlement britannique sur les États n’est cependant pas complètement supprimée avant l’Australia Act de 1986. La constitution originale ne donnait en fait au gouvernement fédéral que le pouvoir de voter des lois pour tous les habitants de l’Australie sauf les aborigènes. En 1967, un référendum approuvé par plus de 90 % des électeurs donne au gouvernement fédéral le droit de voter des lois pour protéger les aborigènes et de les compter dans les recensements.

L’Australie est une monarchie constitutionnelle dont Élisabeth II est la reine. En 1999, un référendum est tenu sur la question d’une modification constitutionnelle pour faire du pays une république afin que la reine du Royaume-Uni ne soit plus la chef d’État de l'Australie afin d'affirmer la souveraineté et l'indépendance de l'Australie vis-à-vis de l'ancienne puissance coloniale. Cependant le projet rencontra de nombreuses oppositions, venant en premier lieu bien évidemment des monarchistes, mais pas uniquement, puisqu'une partie des républicains appela à voter contre le projet à cause du désaccord avec la méthode proposée pour la désignation du chef de l’État, qui aurait dû non pas être élu au suffrage universel, mais nommé par le Parlement à la majorité des deux tiers, ce système ayant pour avantage de placer le président au-dessus des querelles des partis mais pour inconvénient d'exclure le citoyen du choix de sa représentativité. Face à ces critiques et à la préoccupation de nombreux Australiens vis-à-vis des dangers que pourrait entraîner ce changement, une majorité d'Australiens — à hauteur de 55 % — s'est exprimée de manière négative à propos de ce projet, en dépit du fait que moins de 10 % de la population soutenait à cette date le maintien de la monarchie. Même si l’Australie conserve aujourd'hui son statut de monarchie constitutionnelle, le débat n’est toujours pas tranché et évoluera probablement dans les années à venir. Un référendum devrait se tenir courant 2007 pour proposer, une nouvelle fois, l'établissement d'une république en Australie.

Époque préhispanique


Le passé amérindien du Mexique témoigne d'une grande diversité de civilisations. À l'instar du reste du continent américain, les premiers habitants du pays furent probablement des chasseurs asiatiques qui traversèrent le détroit de Béring à l'époque des grandes glaciations.

De 1200 avant JC à la conquête espagnole en 1521, le Mexique a été le berceau de civilisations avancées telles que:

Les Olmèques (apogée de 1200 avant JC à 500 avant JC):
La culture et l'art olmèque sont encore mal connus aujourd'hui. Bien que leurs vestiges soient peu nombreux (têtes olmèques de la Venta), on estime que leur influence sur les autres civilisations du pays est décisive (invention de l'écriture et du calendrier, culte du jaguar et du dieu de la pluie, etc.). Toutes les civilisations de la mésoamérique vont ainsi se référer aux Olmèques.

La civilisation de Teotihuacán (apogée de 400 à 500 après JC):
Teotihuacán est la plus grande cité-état précolombienne (Cf 1ère photo à droite) qui a dominé la civilisation du même nom. Elle constitue l'un des sites archéologiques les plus visités du Mexique.

Les Zapotèques (apogée de 200 à 700 après JC):
Ils seraient les inventeurs de la cité-état et des rébus notamment. Aujourd'hui, 400.000 personnes parlent encore le zapotèque. L'un des principaux site zapothèque est Monte Alban.

Les Mayas (apogée de 200 à 900 après JC):
Les Mayas étaient "un peuple cultivé, brillant, singulier" [2]. Pourtant, ils ne connaissaient pas l'usage de la roue jusqu'à la colonisation espagnole au XVIe siècle.

La forme emblématique de la culture maya est le temple en forme de pyramide en escalier (Cf 2e photo à droite). Les pyramides étaient conçues de façon à reproduire, à un niveau symbolique, le paysage sacré tel qu’il existait au moment de sa création par les dieux. Les pyramides représentaient ainsi les montagnes. Sa signification est ainsi différente des pyramides d'Egypte qui ne servaient que de tombeaux aux rois notamment.

Les Mayas ont fondé Chichén Itzá, l'une des plus importantes cités précolombiennes du Mexique. Les principaux édifices sont dédiés au Dieu Quetzalcoatl, "le serpent à plume" (Cf 3e photo à droite), l'un des principaux Dieux des civilisations de Mésoamérique. Palenque est une autre importante cité maya du Mexique.

Aujourd'hui, 2 millions de personnes appartiennent au groupe linguistique des mayas [3]

Les Toltèques (apogée du 1000 à 1200 après JC):
Les Toltèques inaugurent l'ère des sacrifices humains mettant ainsi un terme définitif aux rites pacifiques. La capitale toltèque est Tula.

Les Mexicas appelés aussi Aztèques (apogée de 1200 à 1500 après JC):
Ce peuple est passé en moins de 200 ans d'une humble tribu nomade à un empire régnant sur un vaste territoire situé dans le centre du Mexique actuel. La capitale de l'empire aztèque,Tenochtitlan, est devenu Mexico après sa destruction en 1521 par les conquistadors espagnols. L'empire s'effondrera peu après, en 1525.

La Grèce


La Grèce partage ses frontières avec l’Albanie, la FYROM, la Bulgarie et la partie européenne de la Turquie. Les côtes grecques sont bordées à l’ouest par la mer Ionienne et à l’est par la mer Égée. Cette mer baigne la majorité des îles grecques, avec des exceptions dont la Crète et l'île de Corfou.Les îles grecques constituent la principale caractéristique du territoire grec et sont indissociablement liées à la civilisation et aux traditions grecques.

La Grèce compte 6 000 îles et îlots dispersés en mer Égée et en mer Ionienne, phénomène unique en Europe. Seules 227 de ces îles sont habitées.

Les îles grecques s’étendent sur 7 500 kilomètres de côtes – sur un total national de 16 000 kilomètres –, qui présentent une grande diversité : plages de plusieurs kilomètres de long, golfes et criques de petite taille, plages sablonneuses bordées de dunes, plages de galets, grottes marines surplombées de pics rocheux, plages de sable noir typiques des sols volcaniques, zones humides côtières.

La population allemande


L'Allemagne est peuplée de 82,60 millions d’habitants dont 7,30 millions d’étrangers (chiffres de l'ambassade de France à Berlin).

Avec ses 231 habitants par km², l’Allemagne est un des pays les plus densément peuplés d'Europe derrière les Pays-Bas et la Belgique. C'est le pays le plus peuplé de l'Union européenne. L’Ouest reste toutefois plus peuplé que l’Est. En effet, on rencontre d’importantes concentrations urbaines à l’ouest et au sud du pays :

Rhénanie du Nord-Westphalie (18 millions d’habitants),
Bavière (12 millions d’habitants),
Bade-Wurtemberg (10,5 millions d’habitants).
90% de la population vit en ville. Cependant, il n'existe pas de métropole écrasant l'espace allemand comme le font Londres et Paris ^pour leur territoire national. Berlin compte actuellement 3,5 millions d'habitants. Il existe aussi une quinzaine de villes qui atteint les 500 000 habitants.

Le taux de natalité de l'Allemagne est l’un des plus faibles (8,25 pour mille) et son accroissement naturel est négatif depuis les années 1980 pour les 11 Länder de l'Ouest. Plusieurs explications peuvent être données à ce phénomène: le faible pourcentage de naissances hors mariage, l'absence totale d'une politique familiale incitative - peu de crêches ni d'école maternelle pour les enfants de moins de 5 ans -, la quasi-obligation pour une femme de s'arrêter de travailler quand elle a un jeune enfant. Jusque qu'au début des années 1990, les cinq Länder de l'Est avaient un taux de fécondité bien plus élevé qu'à l'Ouest. En effet, pour favoriser le travail des femmes et soutenir la croissance démographique, la RDA avait mis sur pied une véritable politique familiale. Avec la réunification, tous ces avantages ont disparu. La natalité de l'Est de l'Allemagne est aujourd'hui aussi faible que celle de l'Ouest. Aujourd'hui la population allemande n'augmente que grâce à un solde migratoire positif. Mais on peut constater des disparités de situation. Le solde migratoire est négatif à l'Est. Le taux de chômage y est très élevé. Les Ossis migrent vers l'Ouest à la recherche de meilleures conditions de vie.

Pour résoudre le problème du financement des retraites, les assemblées allemandes ont choisi d'élever l'âge légal du départ à la retraite de 65 à 67 ans entre 2012 et 2029[11].

L’Allemagne accueille plus de 7,3 millions d’étrangers, parmi lesquels les Turcs forment la plus importante minorité avec deux millions de ressortissants[12], devant les Polonais, les Danois et les Russes. Cette présence turque est parfois cause de frictions, principalement dans les grands centres urbains où ils sont présents.

Il existe en Allemagne des minorités linguistiques historiques : les sorabes qui vivent dans les Länder de Saxe et de Brandebourg et les frisons qui vivent au nord-ouest du Länder de Schleswig-Holstein. Il existe aussi dans cette même région une importante minorité danoise.

L'histoire de la Suède


Des découvertes archéologiques prouvent que le territoire suédois fut colonisé au cours de l’âge de la pierre, lorsque les terres commencèrent à se débarrasser de la glace accumulée pendant l’ère glaciaire. Les premiers habitants vécurent de chasse, de cueillette, et surtout des ressources que leur offrait la future mer Baltique.

Le territoire suédois semble avoir connu une forte densité de population pendant l’âge du bronze, les traces de communautés élargies et prospères ayant été mises en évidence.

La première mention écrite de l’existence du peuple suédois (Suiones en latin) est faite par Tacite en l’an 98. Ils sont aussi mentionnés par Jordanès au VIe siècle, sous les noms de Suehans ou Suetidi. L'épopée anglo-saxonne Beowulf décrit des batailles entre les Suédois et les Goths de Scandinavie (Geats) durant cette époque, qui se soldèrent par la prédominance des Suédois (Sweonas).

Au cours du IXe et du Xe siècle, la culture viking put s’épanouir dans toute la Scandinavie grâce au commerce, aux pillages et aux mouvements de colonisation vers l’est (pays baltes, Russie et mer Noire).

Le mouvement de christianisation, au XIIe siècle, se traduisit notamment par la création de l’archevêché d’Uppsala en 1164. Il facilita la consolidation d’un État suédois centré sur les bords de la mer Baltique : en 1250, la dynastie des Folkung accède au pouvoir et établit sa capitale à Stockholm.

Néanmoins, tout comme dans les nouveaux États de Norvège et du Danemark, une grave crise survint au XIVe siècle, aggravée par la Peste noire. Malgré ces difficultés, les Suédois continuèrent leur expansion au nord de la péninsule scandinave, vers l’actuelle Finlande.

Le Grand Schisme d'Orient entre le catholicisme et l’orthodoxie eut des répercussions jusque dans cette région, notamment à travers les guerres incessantes qui éclatèrent entre la Suède catholique et la principauté de Novgorod, orthodoxe. Les tensions ne s’apaisèrent qu’en 1323 avec la signature du traité de Göteborg, lequel établit une frontière allant de la pointe est du golfe de Finlande à la pointe nord du golfe de Botnie. Le territoire finlandais passe sous domination suédoise à partir de 1362.

En 1389, les trois États de Norvège, Danemark et Suède s’unirent sous un seul monarque dans le cadre de l’Union de Kalmar. Au cours du XVe siècle, les Suédois durent ensuite résister aux tentatives de centraliser l’autorité sous la couronne danoise, parfois jusqu’à prendre les armes. La Suède finit par quitter l’Union en 1521, lorsque Gustave Eriksson Vasa, plus connu sous le nom de Gustave Ier de Suède, rétablit l’indépendance de la couronne suédoise.

Le règne de Gustave Vasa se caractérisa par l’adoption de la Réforme protestante, une nouvelle consolidation de l’État et une participation accrue des bourgeois aux décisions publiques par la création d’une assemblée à quatre chambres (le Riksdag). Gustave Vasa, roi bâtisseur et pacifique, est souvent considéré comme le père de la nation suédoise.

Au cours du XVIIe siècle, la Suède s’affirma progressivement comme une grande puissance européenne, en raison notamment de son engagement profitable dans la Guerre de Trente Ans, à l’initiative du roi Gustave II Adolphe. L’intérieur du royaume connut également de profondes réformes modernisatrices grâce à l’action du comte Axel Oxenstierna.

Cette position de force s’écroula au XVIIIe siècle, lorsque la Russie imposa sa domination à l’Europe du nord à l’issue de la guerre du Nord, avant finalement de s’octroyer en 1809 la moitié est du pays et d’en faire le Grand-Duché de Finlande, sous administration russe.

Le roi Gustave III de Suède, suite à un coup d’État en 1772, mit fin au régime constitutionnel instauré par le Riksdag en 1719 et régna en despote éclairé, établissant une monarchie absolue qui prendra fin en 1809, lorsque la Suède devint une monarchie constitutionnelle. Le maréchal français Jean-Baptiste Bernadotte fut élu héritier du tròne puis roi de Suède sous le nom de Charles XIV Jean de Suède. Sa dynastie règne toujours sur la Suède. Le reste du XIXe siècle et le début du XXe siècle, jusqu'en 1917 où le parlementarisme sortit définitivement vainqueur, signifièrent un transfert lent du pouvoir du roi vers le Riksdag.

L’histoire contemporaine de la Suède est remarquablement pacifique, la dernière guerre connue par le pays ayant été une campagne menée contre la Norvège en 1814, à l’issue de laquelle une union personnelle des deux couronnes fut établie, à domination suédoise. Elle fut dissoute en 1905 lorsque la Norvège déclara son indépendance, mais sans entraîner de conflit.

La première cérémonie de remise des Prix Nobel eut lieu à l’Académie Royale de Musique à Stockholm en 1901. Depuis 1902, les prix sont officiellement décernés par le roi de Suède.

La Suède parvint à conserver sa neutralité pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale, à l’exception notable du soutien logistique et militaire apporté à la Finlande lors de la tentative d’invasion soviétique de 1939-1940. Suite à l'échec de l'instauration d'une union de défense scandinave, le pays persista dans sa politique de neutralité au cours de la guerre froide, et n’est jusqu’à aujourd’hui membre d’aucun traité d’alliance militaire. L’adhésion à l’Union européenne date de 1995.