mercredi 23 mai 2007

La politique japonaise


Le Japon est une monarchie constitutionnelle avec un parlement bicaméral, la diète (ou Kokkai). Le pouvoir exécutif appartient au cabinet, responsable devant la diète, composé du premier ministre et de ministres d’État devant tous être des civils. Le premier ministre est choisi au sein de la diète par ses pairs. Il a le pouvoir de nommer et de démettre les autres ministres, dont une majorité doit être membres du parlement. La constitution attribue la souveraineté, qui revenait auparavant à l’empereur, au peuple japonais. Le monarque est alors défini comme symbole de l’État. La branche législative se compose d’une chambre des représentants (Shūgi-in) de 480 sièges, dont 300 membres sont élus par le mode uninominal à un tour et 180 par la proportionnelle régionale. Les représentants sont élus aux quatre ans au suffrage universel (20 ans pour voter). La chambre haute, chambre des conseillers (Sangi-in), est composé de 242 sièges, composée de personnes élues pour une durée de six ans, renouvelée de la demie au 3 ans. Le suffrage est toujours universel et secret. Le mode de srcutin mixte : 146 conseillers par circonscriptions multinominales et 96 à la proportionnelle intégrale. La vie politique est dominée par le Parti Libéral-Démocrate (PLD) qui a fourni l'essentiel des premiers ministres au pays depuis 1951. Celui-ci gouverne seul ou avec le Komeito, parti sous influence de la secte Sōka Gakkai, dont les députés sont majoritairement issus. Plusieurs centaines de milliers de Coréens ont le statut de résidents permanents au Japon depuis plusieurs générations et parmi eux, un grand nombre refuse de prendre la nationalité japonaise pour ne pas devoir renoncer à leur nationalité coréenne ; ils sont donc toujours considérés comme des étrangers sur le plan légal, même si nombre d’entre eux utilisent couramment un nom japonais ou ne savent pas parler coréen. Ils bénéficient cependant du statut de « résidents permanents spéciaux » qui leur donne certains avantages par rapport aux autres résidents permanents. Ils ne peuvent tout de même pas voter aux élections japonaises et accéder à certains postes élevés de la fonction publique sans se faire naturaliser. Il y a cependant un débat sur la possibilité de donner le droit de vote aux élections locales aux résidents permanents, comme c’est le cas depuis 2005 dans certaines régions de Corée du Sud.

Le Japon pratique officiellement la peine de mort, bien que les sentences ne soient pas toujours appliquées et que les condamnés attendent parfois des années une exécution. Le dernier cas en date est celui de Masumi Hayashi, une Japonaise de 43 ans, qui a été condamnée à mort par pendaison par la Haute Cour d’Ōsaka en appel en 2005. Elle était accusée d’avoir empoisonné quatre personnes à l’arsenic et d’en avoir intoxiqué 63 autres en 1998. (Source : journal Le Monde, 28 juin 2005). Le 25 décembre 2006, ce moratoire de facto qui a duré 15 mois, a été levé par la pendaison de 4 Japonais condamnés à mort pour meurtre. (Source : journal Le Monde, 27 décembre 2006)

La démographie de l'Australie


On estime aujourd’hui que les aborigènes d'Australie étaient 350 000 lorsque les Européens sont arrivés en 1788. En 1996, 386 049 personnes en Australie se disent aborigènes. Malgré le fait que ce soit une population plus rurale que la population générale, 2/3 des aborigènes sont urbains. La Nouvelle-Galles du Sud et le Queensland comptent la moitié des aborigènes d’Australie. En Tasmanie, les aborigènes furent exterminés au XIXe siècle.

La majorité de la population australienne est descendante d’immigrants du XIXe et XXe siècle, en grande partie du Royaume-Uni et d’Irlande. Bien que les colonies australiennes aient été fondées en tant que colonies pénitentiaires (sauf l’Australie méridionale et l’Australie occidentale), l’arrivée de bagnards britanniques en Australie disparut progressivement entre 1840 et 1868. Pendant la Gold Rush (ruée vers l’or) de la fin du XIXe siècle, les bagnards et leurs descendants devinrent une petite minorité face aux centaines de milliers de colons du monde entier. Un exemple de la masse des arrivants : dans les années 1850, le total des immigrants arrivant dans les Nouvelles-Galles du Sud et au Victoria était équivalent à 2% de la population totale du Royaume-Uni et de l’Irlande.

La population australienne a plus que doublé depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, encouragée par un programme ambitieux d’immigration post-guerre. Au XIXe siècle, l’Australie mit en place des mesures fortes pour prévenir l’immigration de non-blancs (la politique de l'Australie blanche). Après 1945, les immigrants venant de Grèce, de Turquie, d’Italie et d’autres pays accrurent la diversité culturelle du pays. En 1973, l’Australie mit officiellement fin aux politiques d’immigration discriminatoires, et une grande immigration asiatique apparut. En 1988, environ 40% des immigrants en Australie venaient d’Asie et en 1997 les asiatiques composaient 5% de la population. La population indigène, les aborigènes d’Australie et les habitants de Torres Strait, forme 2,2% de la population (recensement de 2001). En 2001 la campagne électorale fut dominée par les sujets de l’immigration et de la sécurité nationale.

Un grand nombre de citoyens australiens (950 000 en 2004) vit à l’étranger. Ce nombre (presque 5%) est immense comparé à d’autres pays. Ce n’est que récemment que le sujet a reçu de l’intérêt de la part du gouvernement et des médias, mais le terme de diaspora australienne fait aujourd’hui partie du vocabulaire australien.

De même que nombre d’autres pays développés, l’Australie vit aujourd’hui un vieillissement de sa population. Pour cette raison, elle maintient l’un des plus actifs programmes d’immigration du monde, absorbant des dizaines de milliers d’immigrants du monde entier chaque année. La majorité des visas permanents sont donnés sur la base de regroupements familiaux ou d’aptitudes professionnelles.

Les Néo-Zélandais ont droit à des visas spéciaux qui les autorisent à rester pour vivre et travailler en Australie indéfiniment. Cependant ils sont exclus des aides nationales auxquelles peuvent prétendre les citoyens australiens ou résidents permanents. De nouvelles règles datant de 2001 ont divisé les Néo-Zélandais vivant en Australie en deux catégories : ceux résidant dans le pays avant 2001 et ceux arrivant après. Les premiers pourront toucher des allocations chômage après 2 ans de résidence, comme tout autre immigrant avec un visa permanent. Les derniers ne pourront prétendre à aucune allocation chômage du tout, comme cela est le cas pour les immigrants en Australie avec seulement un permis de travail.

L’anglais est la langue officielle de l’Australie et celle la plus parlée, même si certaines communautés aborigènes continuent de parler leurs langues natales. Un nombre considérable de première et deuxième génération d’immigrants sont bilingues. L’italien, le cantonais et le grec sont encore très largement parlés.

La constitution australienne garantit la séparation de l'Église et de l'État. Il n’y a aucune religion officielle en Australie. Même si le pays est très grandement laïc, les 3/4 des Australiens se disent chrétiens, en majorité catholiques ou anglicans.

L’éducation n’est pas du ressort de l’État fédéral mais des différents États. Cependant des aides du gouvernement ont aidé à l’ouverture de nombreuses universités.

L'histoire de l'Australie


Il s’est plus tard développé des échanges traditionnels entre les peuples de l’Australie et les îles plus au nord à l’aide d’embarcations utilisées pour la pêche et le commerce. Cela fait penser que des commerçants arabes et chinois apprirent l’existence, puis visitèrent les côtes de l’île d’Australie dès le IXe siècle. Des cartes dessinées en Europe à la fin du XVe siècle indiquent des parties de la côte nord de l’Australie. Les Makassar du sud de Célèbes en Indonésie, grand peuple de marins, venaient sur les côtes nord de l'Australie, qu'ils appelaient Marage, pêcher l'holothurie ou trepang.

Le premier Européen à visiter l'Australie est l’explorateur portugais Cristóvão de Mendonça en 1522. Cependant ce n’est qu’au XVIIe siècle que l’île devient le sujet d’explorations européennes. Quelques expéditions aperçoivent la fameuse Terra Australis : le hollandais Willem Jansz en 1606, le portugais Luis Váez de Torres en service pour l’Espagne en 1607 et les hollandais Dirk Hartog en 1616, Jan Carstensz en 1623 et Abel Tasman en 1642. Ce dernier a donné son nom à l’île de Tasmanie mais lui-même l’avait nommée d’après Anthoonij van Diemenslandt.

Les premiers explorateurs britanniques sont William Dampier (pour l'Angleterre) sur la côte ouest en 1688 et le lieutenant James Cook qui, en 1770 prend possession aux deux-tiers de l’île pour le Royaume de Grande-Bretagne, malgré les ordres du roi George III stipulant qu’il devait d’abord conclure un traité avec la population indigène. Son rapport à Londres déclarant que l’Australie est inoccupée (voir Terra nullius) permet l’établissement d’une colonie pénitentiaire, ce qui est bien pratique après la perte des colonies américaines pour la Grande-Bretagne.

La colonie royale britannique des Nouvelles-Galles du Sud commence par la fondation d’un camp (qui plus tard deviendra Sydney) dans le Port Jackson par le capitaine Arthur Phillip le 26 janvier 1788. L’arrivée de cette First Fleet (première flotte) deviendra plus tard la date de la fête nationale australienne (Australia Day).

La Grande-Bretagne est devenue le Royaume-Uni en 1801 après l'unification avec l'Irlande. Des Britanniques du nouveau pays s’établissent sur la terre Van Diemen (aujourd’hui la Tasmanie) en 1803 et elle devient une colonie séparée en 1826. Le reste de l’île (aujourd’hui l’Australie occidentale) est déclarée britannique en 1829. Au fur et à mesure de l’extension des établissements britanniques, les Nouvelles-Galles du Sud sont divisées en plusieurs colonies séparées : Australie méridionale en 1836, le Victoria en 1851 et le Queensland en 1859. Le Territoire du Nord est fondé, comme faisant partie de l’Australie méridionale, en 1863.

Au cours de la période allant de 1855 à 1890, les six colonies de la couronne deviennent chacune l’une après l’autre une colonie auto-gouvernée, gérant ses propres affaires. La loi britannique est adoptée dans chaque colonie, lorsque le Royaume-Uni autorise chacune à se doter d’un gouvernement responsable, et évolue avec le temps. Le gouvernement britannique garde le contrôle de certains domaines dont les affaires étrangères, la défense et le commerce international. Malgré son économie fortement rurale, la population australienne reste fortement urbaine, se concentrant surtout dans les villes de Melbourne et de Sydney. Dans les années 1880, Marvellous Melbourne est la seconde plus grande ville de l’Empire britannique. L’Australie gagne aussi la réputation d’être un paradis du travailleur et un laboratoire pour la réforme sociale. C’est en effet elle qui organise la première élection à bulletin secret et le premier gouvernement d'un parti travailliste y est élu.

Le 1er janvier 1901, la fédération des colonies est achevée, après 10 ans de gestation, et la Commonwealth de l'Australie naît, en tant que dominion de l’Empire britannique. L’Australian Capital Territory est séparée des Nouvelles-Galles du Sud en 1911, pour permettre d’avoir un terrain neutre pour établir la nouvelle capitale fédérale Canberra (la première capitale fut Melbourne).

Bien que l’Australie soit devenue indépendante, le gouvernement britannique garde quelques pouvoirs sur le dominion jusqu’au Statut de Westminster de 1931, ratifié par le Parlement australien en 1942.

Lors de la Première Guerre mondiale, l'Australie qui comptait alors 5 millions d'habitants se joignit dès le tout début aux Alliés ; 416 000 Australiens participeront à ce conflit ou 60 000 d'entre eux mourront, soit, pour le front occidental, le taux le plus élevé des armées engagées.

L’autorité théorique du Parlement britannique sur les États n’est cependant pas complètement supprimée avant l’Australia Act de 1986. La constitution originale ne donnait en fait au gouvernement fédéral que le pouvoir de voter des lois pour tous les habitants de l’Australie sauf les aborigènes. En 1967, un référendum approuvé par plus de 90 % des électeurs donne au gouvernement fédéral le droit de voter des lois pour protéger les aborigènes et de les compter dans les recensements.

L’Australie est une monarchie constitutionnelle dont Élisabeth II est la reine. En 1999, un référendum est tenu sur la question d’une modification constitutionnelle pour faire du pays une république afin que la reine du Royaume-Uni ne soit plus la chef d’État de l'Australie afin d'affirmer la souveraineté et l'indépendance de l'Australie vis-à-vis de l'ancienne puissance coloniale. Cependant le projet rencontra de nombreuses oppositions, venant en premier lieu bien évidemment des monarchistes, mais pas uniquement, puisqu'une partie des républicains appela à voter contre le projet à cause du désaccord avec la méthode proposée pour la désignation du chef de l’État, qui aurait dû non pas être élu au suffrage universel, mais nommé par le Parlement à la majorité des deux tiers, ce système ayant pour avantage de placer le président au-dessus des querelles des partis mais pour inconvénient d'exclure le citoyen du choix de sa représentativité. Face à ces critiques et à la préoccupation de nombreux Australiens vis-à-vis des dangers que pourrait entraîner ce changement, une majorité d'Australiens — à hauteur de 55 % — s'est exprimée de manière négative à propos de ce projet, en dépit du fait que moins de 10 % de la population soutenait à cette date le maintien de la monarchie. Même si l’Australie conserve aujourd'hui son statut de monarchie constitutionnelle, le débat n’est toujours pas tranché et évoluera probablement dans les années à venir. Un référendum devrait se tenir courant 2007 pour proposer, une nouvelle fois, l'établissement d'une république en Australie.

Époque préhispanique


Le passé amérindien du Mexique témoigne d'une grande diversité de civilisations. À l'instar du reste du continent américain, les premiers habitants du pays furent probablement des chasseurs asiatiques qui traversèrent le détroit de Béring à l'époque des grandes glaciations.

De 1200 avant JC à la conquête espagnole en 1521, le Mexique a été le berceau de civilisations avancées telles que:

Les Olmèques (apogée de 1200 avant JC à 500 avant JC):
La culture et l'art olmèque sont encore mal connus aujourd'hui. Bien que leurs vestiges soient peu nombreux (têtes olmèques de la Venta), on estime que leur influence sur les autres civilisations du pays est décisive (invention de l'écriture et du calendrier, culte du jaguar et du dieu de la pluie, etc.). Toutes les civilisations de la mésoamérique vont ainsi se référer aux Olmèques.

La civilisation de Teotihuacán (apogée de 400 à 500 après JC):
Teotihuacán est la plus grande cité-état précolombienne (Cf 1ère photo à droite) qui a dominé la civilisation du même nom. Elle constitue l'un des sites archéologiques les plus visités du Mexique.

Les Zapotèques (apogée de 200 à 700 après JC):
Ils seraient les inventeurs de la cité-état et des rébus notamment. Aujourd'hui, 400.000 personnes parlent encore le zapotèque. L'un des principaux site zapothèque est Monte Alban.

Les Mayas (apogée de 200 à 900 après JC):
Les Mayas étaient "un peuple cultivé, brillant, singulier" [2]. Pourtant, ils ne connaissaient pas l'usage de la roue jusqu'à la colonisation espagnole au XVIe siècle.

La forme emblématique de la culture maya est le temple en forme de pyramide en escalier (Cf 2e photo à droite). Les pyramides étaient conçues de façon à reproduire, à un niveau symbolique, le paysage sacré tel qu’il existait au moment de sa création par les dieux. Les pyramides représentaient ainsi les montagnes. Sa signification est ainsi différente des pyramides d'Egypte qui ne servaient que de tombeaux aux rois notamment.

Les Mayas ont fondé Chichén Itzá, l'une des plus importantes cités précolombiennes du Mexique. Les principaux édifices sont dédiés au Dieu Quetzalcoatl, "le serpent à plume" (Cf 3e photo à droite), l'un des principaux Dieux des civilisations de Mésoamérique. Palenque est une autre importante cité maya du Mexique.

Aujourd'hui, 2 millions de personnes appartiennent au groupe linguistique des mayas [3]

Les Toltèques (apogée du 1000 à 1200 après JC):
Les Toltèques inaugurent l'ère des sacrifices humains mettant ainsi un terme définitif aux rites pacifiques. La capitale toltèque est Tula.

Les Mexicas appelés aussi Aztèques (apogée de 1200 à 1500 après JC):
Ce peuple est passé en moins de 200 ans d'une humble tribu nomade à un empire régnant sur un vaste territoire situé dans le centre du Mexique actuel. La capitale de l'empire aztèque,Tenochtitlan, est devenu Mexico après sa destruction en 1521 par les conquistadors espagnols. L'empire s'effondrera peu après, en 1525.

La Grèce


La Grèce partage ses frontières avec l’Albanie, la FYROM, la Bulgarie et la partie européenne de la Turquie. Les côtes grecques sont bordées à l’ouest par la mer Ionienne et à l’est par la mer Égée. Cette mer baigne la majorité des îles grecques, avec des exceptions dont la Crète et l'île de Corfou.Les îles grecques constituent la principale caractéristique du territoire grec et sont indissociablement liées à la civilisation et aux traditions grecques.

La Grèce compte 6 000 îles et îlots dispersés en mer Égée et en mer Ionienne, phénomène unique en Europe. Seules 227 de ces îles sont habitées.

Les îles grecques s’étendent sur 7 500 kilomètres de côtes – sur un total national de 16 000 kilomètres –, qui présentent une grande diversité : plages de plusieurs kilomètres de long, golfes et criques de petite taille, plages sablonneuses bordées de dunes, plages de galets, grottes marines surplombées de pics rocheux, plages de sable noir typiques des sols volcaniques, zones humides côtières.

La population allemande


L'Allemagne est peuplée de 82,60 millions d’habitants dont 7,30 millions d’étrangers (chiffres de l'ambassade de France à Berlin).

Avec ses 231 habitants par km², l’Allemagne est un des pays les plus densément peuplés d'Europe derrière les Pays-Bas et la Belgique. C'est le pays le plus peuplé de l'Union européenne. L’Ouest reste toutefois plus peuplé que l’Est. En effet, on rencontre d’importantes concentrations urbaines à l’ouest et au sud du pays :

Rhénanie du Nord-Westphalie (18 millions d’habitants),
Bavière (12 millions d’habitants),
Bade-Wurtemberg (10,5 millions d’habitants).
90% de la population vit en ville. Cependant, il n'existe pas de métropole écrasant l'espace allemand comme le font Londres et Paris ^pour leur territoire national. Berlin compte actuellement 3,5 millions d'habitants. Il existe aussi une quinzaine de villes qui atteint les 500 000 habitants.

Le taux de natalité de l'Allemagne est l’un des plus faibles (8,25 pour mille) et son accroissement naturel est négatif depuis les années 1980 pour les 11 Länder de l'Ouest. Plusieurs explications peuvent être données à ce phénomène: le faible pourcentage de naissances hors mariage, l'absence totale d'une politique familiale incitative - peu de crêches ni d'école maternelle pour les enfants de moins de 5 ans -, la quasi-obligation pour une femme de s'arrêter de travailler quand elle a un jeune enfant. Jusque qu'au début des années 1990, les cinq Länder de l'Est avaient un taux de fécondité bien plus élevé qu'à l'Ouest. En effet, pour favoriser le travail des femmes et soutenir la croissance démographique, la RDA avait mis sur pied une véritable politique familiale. Avec la réunification, tous ces avantages ont disparu. La natalité de l'Est de l'Allemagne est aujourd'hui aussi faible que celle de l'Ouest. Aujourd'hui la population allemande n'augmente que grâce à un solde migratoire positif. Mais on peut constater des disparités de situation. Le solde migratoire est négatif à l'Est. Le taux de chômage y est très élevé. Les Ossis migrent vers l'Ouest à la recherche de meilleures conditions de vie.

Pour résoudre le problème du financement des retraites, les assemblées allemandes ont choisi d'élever l'âge légal du départ à la retraite de 65 à 67 ans entre 2012 et 2029[11].

L’Allemagne accueille plus de 7,3 millions d’étrangers, parmi lesquels les Turcs forment la plus importante minorité avec deux millions de ressortissants[12], devant les Polonais, les Danois et les Russes. Cette présence turque est parfois cause de frictions, principalement dans les grands centres urbains où ils sont présents.

Il existe en Allemagne des minorités linguistiques historiques : les sorabes qui vivent dans les Länder de Saxe et de Brandebourg et les frisons qui vivent au nord-ouest du Länder de Schleswig-Holstein. Il existe aussi dans cette même région une importante minorité danoise.

L'histoire de la Suède


Des découvertes archéologiques prouvent que le territoire suédois fut colonisé au cours de l’âge de la pierre, lorsque les terres commencèrent à se débarrasser de la glace accumulée pendant l’ère glaciaire. Les premiers habitants vécurent de chasse, de cueillette, et surtout des ressources que leur offrait la future mer Baltique.

Le territoire suédois semble avoir connu une forte densité de population pendant l’âge du bronze, les traces de communautés élargies et prospères ayant été mises en évidence.

La première mention écrite de l’existence du peuple suédois (Suiones en latin) est faite par Tacite en l’an 98. Ils sont aussi mentionnés par Jordanès au VIe siècle, sous les noms de Suehans ou Suetidi. L'épopée anglo-saxonne Beowulf décrit des batailles entre les Suédois et les Goths de Scandinavie (Geats) durant cette époque, qui se soldèrent par la prédominance des Suédois (Sweonas).

Au cours du IXe et du Xe siècle, la culture viking put s’épanouir dans toute la Scandinavie grâce au commerce, aux pillages et aux mouvements de colonisation vers l’est (pays baltes, Russie et mer Noire).

Le mouvement de christianisation, au XIIe siècle, se traduisit notamment par la création de l’archevêché d’Uppsala en 1164. Il facilita la consolidation d’un État suédois centré sur les bords de la mer Baltique : en 1250, la dynastie des Folkung accède au pouvoir et établit sa capitale à Stockholm.

Néanmoins, tout comme dans les nouveaux États de Norvège et du Danemark, une grave crise survint au XIVe siècle, aggravée par la Peste noire. Malgré ces difficultés, les Suédois continuèrent leur expansion au nord de la péninsule scandinave, vers l’actuelle Finlande.

Le Grand Schisme d'Orient entre le catholicisme et l’orthodoxie eut des répercussions jusque dans cette région, notamment à travers les guerres incessantes qui éclatèrent entre la Suède catholique et la principauté de Novgorod, orthodoxe. Les tensions ne s’apaisèrent qu’en 1323 avec la signature du traité de Göteborg, lequel établit une frontière allant de la pointe est du golfe de Finlande à la pointe nord du golfe de Botnie. Le territoire finlandais passe sous domination suédoise à partir de 1362.

En 1389, les trois États de Norvège, Danemark et Suède s’unirent sous un seul monarque dans le cadre de l’Union de Kalmar. Au cours du XVe siècle, les Suédois durent ensuite résister aux tentatives de centraliser l’autorité sous la couronne danoise, parfois jusqu’à prendre les armes. La Suède finit par quitter l’Union en 1521, lorsque Gustave Eriksson Vasa, plus connu sous le nom de Gustave Ier de Suède, rétablit l’indépendance de la couronne suédoise.

Le règne de Gustave Vasa se caractérisa par l’adoption de la Réforme protestante, une nouvelle consolidation de l’État et une participation accrue des bourgeois aux décisions publiques par la création d’une assemblée à quatre chambres (le Riksdag). Gustave Vasa, roi bâtisseur et pacifique, est souvent considéré comme le père de la nation suédoise.

Au cours du XVIIe siècle, la Suède s’affirma progressivement comme une grande puissance européenne, en raison notamment de son engagement profitable dans la Guerre de Trente Ans, à l’initiative du roi Gustave II Adolphe. L’intérieur du royaume connut également de profondes réformes modernisatrices grâce à l’action du comte Axel Oxenstierna.

Cette position de force s’écroula au XVIIIe siècle, lorsque la Russie imposa sa domination à l’Europe du nord à l’issue de la guerre du Nord, avant finalement de s’octroyer en 1809 la moitié est du pays et d’en faire le Grand-Duché de Finlande, sous administration russe.

Le roi Gustave III de Suède, suite à un coup d’État en 1772, mit fin au régime constitutionnel instauré par le Riksdag en 1719 et régna en despote éclairé, établissant une monarchie absolue qui prendra fin en 1809, lorsque la Suède devint une monarchie constitutionnelle. Le maréchal français Jean-Baptiste Bernadotte fut élu héritier du tròne puis roi de Suède sous le nom de Charles XIV Jean de Suède. Sa dynastie règne toujours sur la Suède. Le reste du XIXe siècle et le début du XXe siècle, jusqu'en 1917 où le parlementarisme sortit définitivement vainqueur, signifièrent un transfert lent du pouvoir du roi vers le Riksdag.

L’histoire contemporaine de la Suède est remarquablement pacifique, la dernière guerre connue par le pays ayant été une campagne menée contre la Norvège en 1814, à l’issue de laquelle une union personnelle des deux couronnes fut établie, à domination suédoise. Elle fut dissoute en 1905 lorsque la Norvège déclara son indépendance, mais sans entraîner de conflit.

La première cérémonie de remise des Prix Nobel eut lieu à l’Académie Royale de Musique à Stockholm en 1901. Depuis 1902, les prix sont officiellement décernés par le roi de Suède.

La Suède parvint à conserver sa neutralité pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale, à l’exception notable du soutien logistique et militaire apporté à la Finlande lors de la tentative d’invasion soviétique de 1939-1940. Suite à l'échec de l'instauration d'une union de défense scandinave, le pays persista dans sa politique de neutralité au cours de la guerre froide, et n’est jusqu’à aujourd’hui membre d’aucun traité d’alliance militaire. L’adhésion à l’Union européenne date de 1995.